LesMéditations de Descartes, dont sont inspirées bon nombre de méthodes philosophiques, consistent à douter de tout ce qui se présente à nous comme vrai afin d'atteindre la vérité universelle. Cependant, le commun des mortels est en droit de se demander en quoi une telle recherche acharnée et perpétuelle de la connaissance est utile aux besoins dits vitaux, Avis du professeur C'est un sujet apparemment classique sur la vérité, mais qui demande évidemment qu'on s'interroge sur l'idée de renonciation, ce qui n'a rien de simple pour les élèves. LE SUJET ET SON CORRIGE Le sujet et le corrigé portant sur le Bac L - Peut-on renoncer à la vérité ? est en cours de publication. 2022 Copyright France-examen - Reproduction sur support électronique interditeDouet est-ce renoncer à la vérité ? Sujets / La raison et le réel / La vérité / Un début de problématisation Dans un 1er temps, nous verrons que si l'on peut douter de tout, cela veut dire que rien au monde n'est certain, et que la vérité est une illusion. Puis, dans une 2 ° partie, nous montrerons que le doute n'est qu'un moyen qui permet de dissiper les illusions et de poser La vérité, ça crève les yeux, et puis ça sort de la bouche des enfants. Celui qui aime la vérité sait la reconnaître. Il n’y a que la vérité qui blesse. Tout finit toujours par se savoir, et la vérité triomphe à la fin ! De ces enfantillages vous ne croyez pas un mot. Vous savez bien que c’est plus compliqué que ça. Quand les proverbes ou les grands auteurs parlent de la vérité et essaient de livrer une parole sage à son sujet ils sont souvent moins bons que quand ils écrivent sur l’erreur. Il faut dire qu’on parle mieux de ce qu’on connaît. Mais malgré tout, on aspire à la vérité. C’est humain. Mais parce qu’on ne va jamais très loin en suivant une idée fixe, les gens qui cherchent la vérité causent des problèmes quand ils affirment l’avoir trouvée et qu’ils refusent d’en démordre. La vérité d’une idée ne se reconnait pas à la force de conviction de qui la défend. Non seulement il n’y a pas de force intrinsèque des idées vraies, mais en plus la vérité souffre d’un désavantage terrible elle n’est pas toujours crédible — C’est trop beau pour être vrai !—, quand la désinformation, elle, habilement menée, sait se faire plus vraie que nature. Et vous touchez du doigt le dilemme d’une chronique dont le titre est la vérité ». Si pour faire accepter la vérité, il faut la rendre présentable, aimable, souhaitable, accommodante, on la perd en route. Et si ce que je vous dis vous parle, résonne avec ce que vous pensiez déjà, renforce ce que votre intuition vous chuchote… Alors comment savoir si vous n’êtes pas la victime d’une manipulation, d’une indolore séduction ? Après tout, les gens prêtent sans se faire prier l’oreille aux mensonges, s’ils flattent leurs instincts. Il y aurait donc des choses indécidables, des vérités inconnaissables. Cela va nous forcer à l’humilité dans nos tentatives d’explication du monde. Il va falloir renoncer à la prétention de détenir une vérité et opter pour la prudence maximale et la vérification perpétuelle de ce que nous croyons savoir. Devant l’effort colossal que cela implique, on comprend l’attrait du dogme, beaucoup plus reposant. Le monde autour de nous est là. Qu’on le veuille ou non. Ce que je peux apprendre de ce monde, chacun doit pouvoir le savoir aussi bien que moi. Et même dans l’hypothèse –crédible– où le monde serait trop complexe pour que nous le comprenions vraiment, nous pouvons malgré tout construire une représentation approximative de la réalité et nous mettre d’accord sur ses mérites comparés à d’autres représentations moins fidèles. En conséquence, la forme de vérité » à laquelle nous avons accès n’est sans doute pas complètement objective, mais elle est au moins transsubjective. Et nous avons donc les moyens de partager nos connaissances. C’est absolument renversant qu’une espèce de gros primate bipède soit capable d’un tel exploit ! N’est-il pas charitable de lui pardonner de se croire détenteur de réponses définitives ? Or donc la vérité est appelée à changer, comme une immense photographie toujours exposée à la lumière pour que se révèlent de nouveaux détails, lesquels, de temps en temps, changent le sens de la scène que l’on observe. Le plus sage est de continuer à l’observer. L’équipe Acermendax – Thomas C Durand Maxime Ginolin – Musiques Générations Films – Jeremy Guerdat – Thousand Faces Studio Pause Cafein – Studio 51 – Plateau de tournage broadcast – ASTECBrefje pense qu’il est intéressant d’imaginer que ce qui se rapproche le plus de la vérité est entre les deux. ” Le doute ne paralyse pas, il ouvre au contraire de multiples possibilités, laisse la place à l’erreur et n’érige personne en Dieu.” Il faut faire le deuil de “la vérité”. Elle est plurielle, elle s’exprime et se perçoit selon chacun et ne pourra jamais
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Croire c'est transcender le savoir. Je pense que ça serait plus le contraire en fait. Celui qui ne sait pas n'a que deux positions possibles : rester neutre ou croire. Celui qui reste neutre suspend théoriquement son jugement, il n'accepte que ce qui est prouvé, il renonce de fait à se mouiller dans la quête du savoir en attendant bien
Problématique Qu’est-ce que la vérité et comment y accéder ? Objectif L’élève doit être capable d’établir que la vérité est construite non établie une fois pour toute. I- LES TYPES DE VÉRITÉ Par définition, la vérité est une connaissance authentique, fondée sur la concordance de la pensée avec la réalité, c’est-à-dire la conformité de ce qu’on dit avec ce qui est. Il existe plusieurs critères selon lesquels on peut qualifier de vraies des propositions la cohérence et la correspondance. Ces critères nous permettent de faire la typologie de la vérité. En philosophie on distingue traditionnellement deux types de vérité la vérité formelle et la vérité matérielle. 1-la vérité formelle La vérité formelle est l’accord de la pensée avec elle-même. Ce type de vérité on la retrouve en mathématique et en logique notamment où le terme vérité se rapporte à la cohérence des propositions entre elles et avec les prémisses et les axiomes posés préalablement. En mathématique par exemple, une proposition est vraie si elle est en cohérence interne avec les autres propositions du système dans lequel elle est formulée ; elle doit donc être déduite logiquement à partir des prémisses posées arbitrairement par les axiomes. 2-La vérité matérielle En revanche, dans les sciences expérimentales, une proposition est vraie quand elle permet de rendre compte des phénomènes étudiés. La vérité matérielle qui est l’accord de la pensée avec l’objet s’applique principalement aux énoncés vérifiés expérimentalement. D’une cohérence interne, exigée en mathématiques et en logique, l’on passe à une correspondance externe, requise en physique par exemple ; plus exactement, la vérité expérimentale se définit à la fois par la correspondance de l’hypothèse avec les résultats de l’expérience. En sciences expérimentales comme en mathématiques, pour des raisons différentes, la vérité d’une proposition est donc relative au système dans lequel elle s’inscrit. II- LA RELATIVITÉ DE LA VÉRITÉ 1- Pluralité des champs d’investigation de la vérité Dire que la vérité est relative signifie qu’elle n’a rien d’absolue et peut varier d’un contexte à un autre. D’où le caractère pluriel de la vérité qui se vérifie par une multiplicité de ses champs d’investigation à savoir la science vérité scientifique, la religion vérité religieuse et la métaphysique vérité métaphysique. – La vérité religieuse Historiquement, les thèses du scepticisme intégral ont été largement exploitées sur le plan religieux. En effet, étant donné que nous sommes des êtres finis, parce qu’essentiellement voués au péché, nous ne pouvons donc pas acquérir la vérité comme le prétendent les philosophes rationalistes. Si nos sens sont défectueux et notre entendement raison limité, il est nécessaire que la foi prenne le pas sur ces deux facultés si nous voulons atteindre la vérité. C’est donc par la foi et non par la raison qu’on peut pénétrer certains mystères. La vérité religieuse proprement dite est acquise par révélation. Les croyants n’ont point besoin d’observation heureux ceux qui croient sans avoir vu ». La raison dans cette perspective s’incline pour laisser la place à la foi. Seulement, une attitude qui revendique pour elle-même une vérité qu’elle est incapable de démontrer est propre au dogmatisme. Socrate récuse le dogmatisme qu’il juge à la fois prétentieux, car fondé sur des convictions qui ne peuvent être étayées que partiellement, insensé, car motivé par la faiblesse intellectuelle et morale du sujet, et enfin dangereux, car les dogmatiques glissent facilement vers le fanatisme, donc vers l’acceptation, voire la recherche de la mort, non tant de soi que de l’autre. Je sais que je ne sais pas », telle est l’une des devises philosophiques de Socrate, qui illustre que la critique du dogmatisme, comme chez David Hume au xviiie siècle, débouche souvent sur le scepticisme, doctrine selon laquelle l’homme est incapable d’accéder à des connaissance sûres, ou conduit au relativisme, doctrine pour laquelle il n’y a pas de vérité, tout se vaut, tout peut être affirmé ». – Vérité scientifique La vérité scientifique n’est pas absolue au sens où elle serait indispensable, figée, donnée une fois pour toute. La vérité trouvée en science n’est qu’une étape dans les progrès scientifiques, elle est relative et tout savant qui cherche à imposer sa découverte comme un dogme indispensable devient un obstacle, un ennemi de la science. La vérité en science n’est pas une vérité sacrée. Gaston Bachelard dans son œuvre La formation de l’esprit scientifique soutient ce point de vue quant il écrit En science, les vérités d’aujourd’hui sont les erreurs de demain ». Nul ne peut imposer la fin de la science, nul ne peut clôturer la recherche scientifique. Bachelard va plus loin et le fait remarquer en ces termes En science, toute vérité naît autour d’une polémique, il n’y a pas de vérité première, il n’y a que des erreurs premières ». Ceci amène l’homme scientifique à avoir un esprit d’humilité envers les autres, à se remettre sans cesse en question, et c’est ce qui fait l’évolution et le progrès des sciences comme le précise encore Gaston Bachelard L’esprit scientifique doit se former en se réformant ; la vérité trouvée doit accepter d’être critiquée, d’être réajustée. Découvrir en science c’est rajeunir spirituellement ». C’est dire que la vérité est scientifique si elle peut être remise en question. Si on n’a plus le droit de la remettre en question, cela devient un dogme et relève des religions. On comprend alors pourquoi Karl Popper déclare une théorie n’est scientifique que si elle est réfutable ». En plus, une vérité scientifique ne peut dépendre des diverses conditions. Une expérience refaite dans les conditions identiques, doit donner des résultats identiques. La science dit récuser tout dogmatisme et toute opinion. Pourtant, elle est elle-même une croyance métaphysique en la vérité, et Nietzsche nous en dit long là-dessus on dit avec juste raison que dans le domaine de la science, les convictions n’ont pas droit de citer … on voit par là que la science repose sur une croyance ; il n’est pas de science sans postulat ». – Vérité métaphysique On entend par vérité métaphysique, l’existence réelle des choses conformes aux idées auxquelles nous avons attaché des mots pour désigner ces choses ; ainsi connaître les choses dans le sens métaphysique c’est apercevoir les choses telles qu’elles sont en elles mêmes, et en juger conformément à leur nature. Il s’agit là comme le précise Spinoza, de l’accord d’une idée avec son objet la première signification donc de Vrai et de Faux semble avoir tiré son origine des récits ; et l’on a dit vrai un récit quand le fait raconté était réellement arrivé ; faux, quand le fait raconté n’était arrivé nulle part. Plus tard, les philosophes ont employé le mot pour désigner l’accord d’une idée avec son objet ; ainsi, l’on appelle idée vraie celle qui montre une chose comme elle est en elle-même ; fausse celle qui montre une chose autrement qu’elle n’est en réalité ». Spinoza, Pensées métaphysiques. Une pensée vraie est celle de la conformité de l’idée à la chose adequatio rei et intellectus » adéquation de l’intelligence et du réel écrit Saint Thomas. Cette formule a l’avantage de souligner l’écart qui sépare l’idée de la réalité, écart qui leur interdit de se fondre l’une dans l’autre. Ce n’est plus une identité qui est postulée Cf. Descartes et Malebranche, mais un accord, une correspondance, une adéquation. Cette thèse qui a été qualifiée de réaliste trouve son origine dans la pensée d’Aristote qui se sépare de la conception platonicienne. Aristote définit la vérité comme la conformité de la proposition, de ce qui est dit, à la réalité. La proposition est vraie si les faits dont elle rend compte sont tels qu’elle les décrit ; elle est fausse si les faits sont autrement qu’elle ne les décrit. Cette conception de la vérité a traversée toute l’histoire de la philosophie et l’on peut dire que c’est Kant le premier qui l’a profondément contestée. Mais sans vouloir insister sur une telle remise en question, nous voudrions plutôt montrer comment certains philosophes du 20e siècle ont pu continuer à défendre cette position. C’est le cas de Russel pour qui toute proposition douée de sens doit, en droit sinon en fait, pouvoir être vérifiée ou infirmée, être dite vraie ou fausse. C’est la correspondance avec un état de chose qui rend une proposition vraie. 2- Pragmatisme, sensualisme, scepticisme – Le pragmatisme Dans le pragmatisme tel que conçu par l’américain William James, la pensée est intimement liée à l’action et la vérité doit se définir par ses conséquences pratiques. C’est donc dire avec William James que le vrai c’est ce qui réussit et ce qui réussit est pragmatique. La vérité se trouve donc assimilée à ce qui est utile et bon Est vrai ce qui est avantageux…ce qui nous apporte la plus grande somme de satisfaction y compris celle du goût ». William J. Ce qui veut dire que c’est ce qui répond à nos préoccupations qui peut être considéré comme vrai. Et Saint Exupery de dire la vérité c’est ce qui consolide notre caractère d’homme ». C’est-à-dire ce qui fait de nous un homme, ce qui nous permet de nous réaliser, ce qui satisfait nos besoins. – La perspective sensualiste le relativisme C’est un courant philosophique qui fonde la connaissance sur les sens. Dans ce cas, la connaissance est relative selon les sujets. C’est ce qui a permis à Protagoras d’affirmer que l’homme est la mesure de toute chose ». C’est-à-dire que la vérité est relative puisque la sensation dépend non seulement de l’objet senti, mais aussi du sujet sentant. Ce qui veut dire également que c’est l’homme qui est la mesure des vérités et des valeurs. En conséquence, la vérité est subjective, elle dépend de chaque sujet car nous ne percevons pas les choses de la même manière. Cependant, si la vérité est relative, qu’est-ce qui rend compte de l’erreur ou du mensonge. En fait, il y a lieu de remarquer que le sensualisme comporte des lacunes parce qu’il donne l’impression que la vérité est subjective car dans le sensualisme c’est tout le monde qui se croit dans le vrai. – La perspective du scepticisme Le scepticisme est une doctrine qui nie la possibilité de parvenir à connaître avec certitude la réalité telle qu’elle est en soi, car la perception est la seule source fiable de connaissance. C’est progressivement que le terme de scepticisme » en est venu à signifier le doute sur ce qui est communément tenu pour vrai Il n’y a pas de vérité du tout…s’il est une vérité, elle est inconnaissable, si elle est connaissable le discours est roi. Ce qui est vrai est ce que je parviens à persuader comme vrai ». Gorgias Cf. aussi Pyrrhon. III- VÉRITÉ ET OBJECTIVITÉ 1- La réalité concrète comme fondement de la vérité On dit habituellement qu’une proposition est vraie lorsque son énoncé est conforme à la réalité, c’est-à-dire traduit les faits. Elle est fausse lorsqu’il y a clivage entre son énoncé et les faits, c’est-à-dire lorsqu’elle n’énonce pas la réalité. La vérité d’un discours résulte de l’adéquation de ce discours avec la réalité objective. 2- La vérité comme dépassement de l’illusion et de l’apparence Selon Platon la vérité est la négation systématique de l’apparence sensible ou de l’opinion. Le vrai est l’Idée, l’essence ou l’intelligible, c’est-à-dire ce qui est stable, simple, identique et non ce qui apparaît et disparaît parce que fugace, éphémère, volatil. Le vrai ne procède découle donc pas de la sensation ni de l’opinion mais résulte d’une ascèse intellectuelle grâce à laquelle on s’élève progressivement vers ce qui est, par la transcendance de ce qui apparaît. Cf. Platon La République VII, Théétète. Il s’en suit que les enjeux de la vérité portent sur la possibilité même de produire des énoncés vrais et de se débarrasser des opinions, des erreurs, des apparences et des idéologies, autrement dit, sur la manière de faire avancer la connaissance et de faire reculer l’ignorance et l’illusion voire le mensonge. 3- Vérité et erreur ; vérité et mensonge La définition la plus simple de la vérité pourrait être la suivante ce que nous disons ou pensons est vrai quand ce que nous avons en vue existe vraiment tel que nous le disons ou le pensons. Ainsi, nous sommes dans le vrai quand ce que nous disons est une image fidèle de la réalité, et nous sommes dans l’erreur quand il n’y a rien dans la réalité qui corresponde à nos idées. Le mensonge est un propos contraire à la vérité dans le but de tromper. Celui qui préfère mentir le fait parce qu’il tire profit de son mensonge. Le menteur est donc celui qui connaît la vérité mais qui la cache pour préserver ses intérêts. L’impératif catégorique d’Emmanuel Kant interdit en effet à chacun de mentir, car ne pas dire à autrui la vérité, c’est non seulement le tromper, mais aussi se servir de lui pour parvenir à un but, et donc, le réduire à un moyen.
Del’autre, la Vérité semble éternelle et incontestable. Il y aurait donc un hiatus entre le domaine de la vérité et celui du doute. D’un point de vue statique, c’est vrai, et il faudra voir ce qui oppose ces é domaines dans les 2 premières parties. Mais d’un point de vue dynamique, le doute est un cheminement vers la Vérité
Discours de Mgr Juan Gerardi Conedera, évêque auxiliaire de Guatemala Le projet REMHI Sauvegarde de la mémoire historique ». NDLR a représenté un effort qui prend place dans la pastorale des Droits de l'homme, qui fait partie à son tour de la pastorale sociale de l'Église c'est une mission au service de l'homme et de la société. Devant les thèmes économiques et politiques, de nombreuses personnes réagissent en disant Pourquoi l'Église s'occupe-t-elle de cela ? ». Ils voudraient que nous nous consacrions seulement au culte. Mais dans l'organisation de la société, l'Église a une mission à accomplir qui comprend les valeurs éthiques, morales et évangéliques. Que nous demandent les commandements ? Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Et précisément, ce prochain doit diriger l'Église vers sa mission. Le Pape Jean-Paul II nous dit, en s'adressant aux laïcs Redécouvrir la dignité de la personne humaine représente une tâche essentielle de l'Église ». Ce fut aussi le travail évangélisateur de Jésus. Le Seigneur a mis la dignité des personnes au centre de l'Évangile. Le projet REMHI, en rejoignant le travail pastoral de l'Église, est une dénonciation légitime et douloureuse que nous devons écouter avec un profond respect et un esprit de solidarité. Mais, c'est aussi une annonce, une alternative pour trouver de nouveaux chemins de vie humaine qui nous soit commune. Quand nous avons entrepris ce travail, il nous importait de connaître la vérité, pour la partager, de reconstruire l'histoire de douleur et de mort, de voir les mobiles, de comprendre le pourquoi et le comment. Montrer le drame humain, partager la peine, l'angoisse de milliers de morts, disparus et torturés ; voir la source de l'injustice et l'absence de une façon pastorale de faire les choses. C'est travailler à la lumière de la foi, rencontrer le visage de Dieu, la présence du Seigneur. Dans tous ces événements, c'est Dieu qui nous parle. Nous sommes appelés à la réconciliation. La mission de Jésus est réconciliatrice. Sa présence nous appelle à être des réconciliateurs dans cette société blessée, en essayant de rétablir les victimes et les bourreaux dans la justice. Il y a des personnes qui meurent pour un idéal. Et les bourreaux furent souvent des instruments. La conversion est nécessaire, et il nous revient d'ouvrir des espaces pour l'encourager. Il ne s'agit pas d'accepter simplement les faits. Il est nécessaire de réfléchir et de retrouver les valeurs. Nous voulons contribuer à la construction d'un pays différent. Pour cela, nous retrouvons la mémoire du peuple. Ce chemin a été et continue d'être plein de risques, mais la construction du Royaume de Dieu a des risques et seuls ses bâtisseurs ont la force de les affronter. Le 23 juin 1994, les parties qui ont négocié les Accords de paix ont manifesté leur conviction que tout le peuple du Guatemala a le droit de connaître entièrement la vérité » sur les événements qui ont eu lieu durant le conflit armé, dont l'éclaircissement contribuera à ce que ne se répètent pas les pages tristes et douloureuses et à renforcer le processus de démocratisation dans le pays ». Ils ont souligné que cela est une condition indispensable pour atteindre la paix. Cela fait partie du préambule de l'Accord qui a créé la Commission d'éclaircissement historique », qui maintenant en vient aussi à terminer son travail. Convaincue, comme le Pape Jean-Paul II l'a dit, que la Vérité est la force de la paix » Journée mondiale de la Paix, 1980, l'Église a fait écho à cette aspiration et s'est engagée dans la recherche afin de connaître la vérité ». De la part de l'Église, nous assumons nos responsabilités et, en même temps, ce travail pour rompre le silence que des victimes de la guerre ont gardé durant des années et pour leur donner la possibilité de parler et de donner leur version, de raconter leur histoire de douleur et de souffrance afin de se sentir libérées du poids qui les a accablées durant des années. Telle a été surtout la raison qui a encouragé le travail que le projet REMHI a réalisé au cours de ces trois années Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » Jn 8, 32. Comme croyants, nous découvrons dans l'Accord d'éclaircissement historique » un appel de Dieu à notre mission d'Église la vérité comme vocation de toute l'humanité. Selon la Parole de Dieu, nous ne pouvons pas cacher ou dissimuler la réalité, nous ne pouvons pas déformer l'histoire ni ne devons taire la vérité. Il y a vingt siècles déjà, saint Paul affirmait, comme notre histoire récente l'a confirmé de façon évidente La colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre tout refus de Dieu et contre toute injustice par laquelle les hommes font obstacle à la vérité » Rm 1, 18. La vérité dans notre pays a été déformée et tue. Dieu s'oppose inflexiblement au mal, sous quelque forme que ce soit. La source de la ruine et des malheurs de l'humanité jaillit de l'opposition délibérée à la vérité, qui est la réalité radicale de Dieu et de l'homme. Et cette réalité est celle qui a été intentionnellement déformée dans notre pays tout au long des 36 années de guerre contre le peuple. Par conséquent, l' éclaircissement historique », comme nous, évêques, le disions dans la Lettre pastorale La véritable paix est urgente », est non seulement nécessaire mais aussi indispensable afin que le passé ne se répète pas avec ses conséquences graves. Tant qu'on ne sait pas la vérité, les blessures du passé resteront ouvertes et ne se cicatriseront pas ». Nous n'avons pas le moindre doute, comme Église, que le travail que nous avons réalisé, au cours de ces années, a été une histoire de grâce et de salut, un véritable pas vers la paix comme fruit de la justice, qui a doucement irrigué les semences de vie et de dignité dans tout le pays, le peuple souffrant étant lui-même gérant et y prenant part. Ce fut un bel exemple de vénération des martyrs et de respect de la dignité des victimes qui ont été le point de mire des plans de destruction et de mort. Nous ouvrir à la vérité, affronter notre réalité personnelle et collective n'est pas une option qu'on peut accepter ou laisser, c'est une exigence sans appel pour tout être humain, pour toute société qui prétend s'humaniser et être libre. Elle nous place face à notre condition la plus radicale comme personne nous sommes fils et filles de Dieu, appelés à participer à la liberté du Père. Des années de terreur et de mort ont déplacé et réduit à la peur et au silence la majorité des Guatémaltèques. La vérité est la première parole, l'action sérieuse et mûre qui nous permet de rompre ce cycle de violence et de mort, et de nous ouvrir à un avenir d'espérance et de lumière pour travail de la REMHI Sauvegarde de la mémoire historique. NDLR a été une entreprise étonnante de connaissance, d'approfondissement et d'appropriation de notre histoire personnelle et collective. Elle a été une porte ouverte pour que les personnes respirent et parlent en liberté, pour la création de communautés dans l'espérance. La paix est possible, une paix qui naît de la vérité de chacun et de tous vérité douloureuse, mémoire des plaies profondes et sanglantes du pays ; vérité personnifiante et libératrice qui permet que tout homme, toute femme, se retrouve avec soi-même et assume son histoire ; vérité qui nous défie tous pour que nous reconnaissions la responsabilité individuelle et collective et pour que nous nous engagions à ce que ces faits abominables ne se reproduisent plus. La réalisation de ce projet avec les gens qui ont porté témoignage a été de réunir leur expérience dans ce rapport et de soutenir toutes les demandes des victimes. Mais entre les attentes et notre engagement, on trouve aussi le retour de la mémoire. Le travail de recherche de la vérité ne se termine pas ici, il doit revenir là où il a surgi et soutenir, par la production de documents, la réalisation de cérémonies et de monuments, le rôle de la mémoire comme instrument de reconstruction de la société. Le Pape Jean-Paul II nous déclare Il est nécessaire de maintenir vivant le souvenir de ce qui est arrivé c'est un devoir concret ». Durant les 50 années écoulées, il a été possible de comprendre ce que la Seconde Guerre mondiale a représenté pour les Européens et pour le monde grâce à l'acquisition de nouveaux renseignements qui ont fourni une meilleure connaissance des souffrances qui ont été causées 50e anniversaire de la Seconde Guerre mondiale. C'est cela qu'a réalisé le projet REMHI au Guatemala. Connaître la vérité fait mal mais c'est, sans doute, une action hautement salutaire et libératrice. Les milliers de témoignages des victimes, les récits des crimes épouvantables sont une actualisation de la figure du Serviteur souffrant de Yahvé », incarné dans le peuple du Guatemala Voici mon serviteur, disait Isaïe, des multitudes avaient été saisies d'épouvante à sa vue, car il n'avait plus figure humaine, son apparence n'était plus celle d'un homme... Or ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié... » Is 52, 13. 53, 4. L'actualisation et la mémoire de ces faits douloureux nous confrontent à une parole à l'origine de notre foi "Caïn, où est ton frère Abel ?". Il répondit "Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère ?". Yahvé reprit "Qu'as-tu fait ! Écoute le sang de ton frère crier vers moi du sol !" » Gn 4, 9-10. * Texte original espagnol de l'archevêché de Guatemala. Traduction, titre et sous-titres de la DC.
I Le doute nous éloigne de la vérité : quand je doute, je renonce à la vérité A/ Le doute nous éloigne de la certitude, c’est-à-dire de la vérité. On peut voir avec Descartes, dans ses Méditations Métaphysiques, qu’il y a en nous des idées nécessairement vraies, innées, telles le « je pense donc je suis ».
Cours vidéo + quizz la Vérité F. Grolleau " A quoi reconnaît-on la vérité ?" 1. Quelle différence peut-on établir entre réalité et vérité ? a ce sont deux synonymes, il n'y a aucune distinction à effectuer b la réalité est certaine, la vérité est relative c le réel est divers et matériel, la vérité est une et indiscutable 2. Pourquoi l'intuition d'une vérité est-elle intransmissible ? a elle est discutable b elle est faillible c elle ne peut être exprimée par les mots 3. En quoi la vérité s'oppose -t elle à l'opinion ? a la vérité est une et l'opinion est multiple b la vérité comprend toutes les opinions possibles c la vérité refuse la valeur indiscutable de l'opinion 4. Pourquoi est-il faux d'affirmer que le doute s'oppose à la perception de la vérité ? a le doute est la seule vérité possible b le doute se présente comme une étape nécessaire de remise en question c la vérité conduit nécessairement à douter 5. Pourquoi le raisonnement mathématique peut-il apparaître comme un modèle de vérité ? a les maths sont adaptables à tous les domaines de l'existence b les maths sont toujours raison c ces raisonnements semblent universels et indubitables 6. Pourquoi l'apparence n'est-elle pas considérée comme un critère de vérité ? a il y a un écart entre ce qui nous apparaît et ce qui est réellement b l'apparence déjoue l'idée de vérité car elle est seule fiable c la quête de la vérité ne se soucie pas de la vérité, elle sait que la vérité se situe bien au-delà 7. Pourquoi le doute est-il essentiel dans la quête de vérité ? a le doute permet de révéler la vanité de l'idée de vérité b le doute est un artifice pour justifier la vérité c le doute permet de remettre en cause les préjugés. 8. La réminiscence pour Platon, c’est a un problème de mémoire b l’oubli de la vérité c le ressouvenir de la Vérité déjà contenue en nous 9. Loin de nous faire renoncer à la vérité, le doute cartésien a est le pire moyen pour l’atteindre b est ce par quoi on manque à coup sûr la vérité c est un passage obligé pour atteindre la vérité - Réponses 1/ c Le réel est l'ensemble des choses existant de manière effective mais sujettes à l'erreur et aux illusions de l'opinion ; supposée semblable et indubitable pour chacun, la vérité est située au-dessus du règne du réel. 2/ c Du latin intuiteor, l'intuition est une vision mais de l'esprit, elle saisit une vérité dans son entier, sans aucune médiation physique ni discursive. Ainsi elle demeure interne à l'esprit qui la découvre. 3/ a La vérité a une prétention à l'universel et ne peut se satisfaire d'une affirmation comme l'opinion , prenant l'apparence d'un jugement mais ne reposant sur aucun examen réfléchi. 4/ b Le doute joue un rôle essentiel dans la quête de la vérité parce qu'il remet en question des certitudes parfois infondées pour les justifier ou corriger. Il est alors nécessaire au désir de recherche de jugements justifiés. 5/ c Les mathématiques sont une discipline pure, c'est-à-dire dont les raisonnements s'avèrent purement logiques. Au XVII e siècle, on les a considérés comme modèle de vérité puisque ces raisonnements étaient les seuls à garantir un consensus. 6/ a L'apparence, sensible et attachée à la matière, est considérée comme régulièrement en décalage avec ce qui est effectivement. Elle ne peut se présenter comme critère de la vérité, bien qu'elle puisse parfois lui correspondre. 7/ c Pour qui veut parvenir à la vérité, il est essentiel de vouloir justifier chacune des affirmations formulables sans se contenter du sentiment. Ainsi le doute est-il indispensable à une mise en mouvement de la recherche de la vérité. 8/ d La réminiscence est, dans la pensée de Platon, l'éveil par l'âme des possibilités latentes qu'elle porte en elle-même. L'acquisition de la connaissance doit alors débuter par une re-connaissance. Cette théorie sert tout à la fois à démontrer l'immortalité de l'âme et l'existence de réalités intelligibles. 9/ c Le doute cartésien est provisoire, il a pour but de trouver une vérité, une certitude qui y résiste. ce qui en fait un moment nécessaire de la méthode destinée à atteindre la vérité. Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous
Neserait-ce pas au contraire ne jamais douter qui est un renoncement à la vérité ? En effet,, si je ne doute jamais e rien c'est que je crois tout savoir. Mais comme je ne suis pas Dieu, il y a de grandes chances que je me trompe. Donc ne jamais douter c'est ne pas savoir que je ne sais pas, c'est donc de la bêtise, de l'ignorance. Ainsi
2 Novembre 2008 1 Bonsoir tout le monde ! J'ai une dissertation à faire en philo, je ne trouve pas de plan et notre prof ne nous a pas expliqué comment faire une dissertation ce qu'il faut mettre dedans, .... Alors voilà ... j'ai trouvé quelques idées sur le sujet mais il me faudrait un plan. Est ce que quelqu'un peut m'aider svp ? Le sujet est le suivant Douter, est ce renoncer à la vérité ? Merci d'avance ^^ 2 3 Novembre 2008 3 slt ^^ * le sujet c'est précisément douter, est ce renoncer à la vérité ? * Comme idée j'ai trouvé sur quoi s'applique le doute personne ou un texte,..., la théorie de Descarte, le doute scientifique hypothèse, conjecture c'est tout mais bon je ne suis pas du tout inspiré par ce sujet ... Si tu veux bien m'aider ^^.PourDescartes, le doute est à l’origine du protocole méthodologique de la recherche de la vérité, qui mène au fameux Cogito, « je doute donc je suis ». C’est ce qui lui permet, après avoir mis en œuvre un doute universel appliqué jusqu’à sa propre existence, d’admettre cette dernière comme vraie.Dans notre quotidien, nous aimons certaines choses auxquelles nous sommes véritablement attachés et qu’il nous est souvent difficile d’abandonner. Cela peut être entre autres un comportement, des vêtements, des affaires, des enfants, un conjoint, un péché, des biens matériels… S’il existe le renoncement total c’est qu’il est possible de renoncer partiellement ou à moitié. Or la Bible nous enseigne que pour quiconque renonce à moitié n’est digne du Royaume de Dieu. LUC 9 62 LSB Jésus lui répondit Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu. Le renoncement. Selon le dictionnaire, le renoncement c’est l’action de renoncer à quelque chose, de cesser de rechercher ce à quoi on tenait, de s’en détacher. C’est aussi une attitude vertueuse qui pousse à sacrifier les satisfactions personnelles en vue d’une plus grande perfection morale. Le renoncement total c’est le fait de sacrifier ce à quoi l’on tient énormément. Dans notre contexte, renoncer revient à s’abandonner corps, âme et esprit à Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. L’autre aspect du renoncement, c’est qu’il implique le fait de se dépouiller pour la cause du Seigneur et pour Son amour manifesté à notre égard. Ce qui est le plus important pour nous dans le renoncement, c’est de faire la volonté du Seigneur dans tous les aspects de notre vie. Il te sera difficile d’être un vrai disciple de Jésus-Christ si tu ne renonces pas totalement à toi-même ton égo. Lorsque tu ne connais pas la valeur ou l’importance du sacrifice de Jésus à la croix, le renoncement total sera un véritable fardeau pour toi. Pourquoi renoncer totalement ? Le Seigneur a toujours composé avec des personnes qui se sont livrées à Lui comme des sacrifices vivants. C’est pourquoi l’apôtre Paul s’adressant aux Romains dit Romains 12 1 LSB Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. En réalité, le renoncement à nous-mêmes et au monde résulte de notre attachement à Christ. Aussi, renoncer totalement fait de nous des vases d’honneur utiles pour le Maître et pour toutes bonnes œuvres. 2Timothée 2 21 LSB Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. De ce fait, il est de notre intérêt de renoncer totalement car le Seigneur utilise puissamment ceux qui ont totalement renoncé à eux-mêmes, au monde et ses plaisirs. Marc 10 29 LSB Jésus répondit Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de Moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, Il est quasi impossible à un chrétien de s’attacher aux choses du monde et à Dieu concomitamment. Matthieu 6 24 LSB Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre… C’est une question de choix, soit tu décides de t’attacher à Dieu en renonçant au monde et ses convoitises ou t’attacher au monde et à ses convoitises en reniant Dieu. Renonce totalement à toi-même et au monde avec ses plaisirs pour voir la main agissante de Dieu. Amen !Douter est-ce renoncer à la vérité ? La raison humaine est-elle, par nature, conduite à supposer dans le monde plus d'ordre qu'elle n'en trouve ? Est-on maître de ses désirs ? Le langage sert-il à exprimer la réalité ? Pourquoi ? L'historien est-il homme de science ? Les mots cachent-ils les choses ? Y a-t-il des vérités dont il n'est pas permis de douter ? Peut-on ne pas savoir ce Bien-ÊtreLa Grandeur n’est pas une question d’origine, elle ne dépend pas toujours de vos gènes et elle n’a rien à voir avec la chance. Découvrez ici 4 dures vérités sur la manière d’atteindre la y a 6 ansTemps de lecture 1 minNous ne vous dirons jamais que ce sera facile. Mais ce que nous vous dirons, c’est que chaque seconde investie en vaudra la peine. La voie de la Grandeur ne sera jamais lisse et droite. Au mieux, c’est une montée escarpée. Après chaque étape, vous serez comme suspendu dans le vide et pris de doutes quant à la faisabilité de la prochaine. Mais pourquoi faut-il que ce soit comme cela ? Pourquoi cela ne peut-il pas être facile ? Parce que la lutte et le labeur sont des choses par lesquelles passent toutes les grandes personnes. Michael Jordan, sans doute le plus grand joueur de basket de tous les temps, a dit un jour J’ai raté plus de 9 000 paniers dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. À 26 reprises, j’ai été chargé de marquer le panier de la victoire… et j’ai raté. J’ai essuyé de nombreux échecs dans ma vie. Et c’est pour cette raison que j’ai réussi. » Vous songerez parfois à abandonner. Cette pensée ne cessera de vous traverser l’esprit. Tout ce temps que vous avez passé à souffrir, et dans quel but ? Cela en vaut-il vraiment la peine ? Nous disons oh que oui. La Grandeur est difficile à atteindre. Il ne faut pas se voiler la face. Mais si votre objectif demande des centaines, voire des milliers d’heures et des litres, voire des sceaux de transpiration pour seulement essayer de vous en rapprocher, alors cela n’en vaut pas la peine. Donc oui, il est facile de céder à la voix dans votre tête. Il est simple de jeter l’éponge et de renoncer à ce moment précis. Mais vivre constamment dans le regret, ne pas être satisfait de votre vie, savoir que vous pouviez enfin commencer à la vivre dans un but précis, mais que vous avez choisi de vous en détourner croyez-nous sur parole, ce n’est rien comparé à une légère douleur. La douleur n’est pas un échec. Tant que vous n’abandonnerez pas, vous n’échouerez pas. Vous connaissez désormais 3 vérités, il vous en reste une à découvrir. Prêt pour la pièce manquante du puzzle ? La vérité 4 arrive la semaine parSeanaLapossession d'une vérité devient plus importante que les croyances. Quant au fait de douter, il équivaut dans un premier temps à renoncer au vrai, par la suspension du jugement. Le doute est synonyme de fragilité de l'esprit. Le bénéfice de la vérité est donc de chasser de l'esprit le doute. Cependant le doute au-delà de la Pour les logiciens le seul raisonnement qui soit absolument rigoureux est la déduction. Déduire c'est tirer d'une ou de plusieurs propositions appelées prémisses une conclusion qui en découle logiquement et nécessairement. Ex Le syllogisme. Tous les hommes sont mortel. Socrate est un homme Donc Socrate est mortel. Ex La démonstration mathématique. Elle est une opération intellectuelle ayant pour fin d'établir la vérité d'une proposition en la déduisant de prémisses admises ou démontrées. Le raisonnement déductif fait circuler la vérité d'un point de départ admis à une proposition dont on veut établir la vérité. A la différence du syllogisme dont la conclusion n'apprend rien de plus que ce qui est déjà contenu dans les prémisses raison pour laquelle Descartes dénonce sa stérilité la démonstration mathématique unit la rigueur à la fécondité. Rigueur car, comme dans le syllogisme, elle déploie ce qui est contenu dans les prémisses. Fécondité car elle invente des règles, telles que le passage d'une proposition à une autre n'est pas une pure tautologie, il apprend quelque chose. Ex Connaissant la valeur de la somme des angles du triangle, on peut démontrer par un processus de généralisation, quelle est la valeur de la somme des angles d'un polygone quelconque. Celle-ci est égale à autant de fois deux droits qu'il a de côtés, moins deux. Ex Il est possible de démontrer à partir du rapport A /B =C/D que AD=BC c'est-à-dire que le produit des extrêmes est égal au produit des moyens. La règle opératoire consiste à réduire les deux fractions au même dénominateur. Sachant qu'une fraction ne change pas de valeur quand on multiplie ses deux termes par la même quantité, il suffit de multiplier le numérateur et le dénominateur de A / B par D et le numérateur et le dénominateur de C / D par B. On obtient alors AD/BD=BC/BD d'où il découle que AD=BC. Etymologiquement la démonstration est un discours qui montre. Mais que montre-t-il ? Il ne montre pas un fait, un évènement c'est-à-dire quelque chose de perceptible par les sens. La démonstration ne fait pas appel à la sensation. Elle n'emprunte rien à l'expérience. Même s'il était possible de percevoir que le triangle a ses angles égaux à deux droits, nous en chercherions encore une démonstration » écrit Aristote pour qui une science est démonstrative ou n'est pas une science. Ce que nous appelons savoir c'est connaître par le moyen de la démonstration ». Les Grecs sont les inventeurs de la démonstration et ils méritent à ce titre un hommage éternel. Pourquoi ? Parce que la démonstration cherche à établir la vérité par les seules forces de la raison. Elle est un raisonnement qui se suffit à lui-même puisque c'est un discours tel que, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre que ces données en résulte nécessairement par le seul fait de ces données » Aristote Celui qui suit la démonstration ne peut pas ne pas consentir aux conclusions. La démonstration entraîne l'adhésion rationnelle de façon nécessaire. Elle fait autorité par elle-même, cette autorité étant celle de la raison en chacun de nous. Il s'ensuit que -La démonstration se distingue de l'interprétation qui a un caractère incertain et conjectural. Alors que le conflit des interprétations est consubstantiel à la nature de l'interprétation, la démonstration est un raisonnement contraignant. Se rendre à une démonstration revient à faire de la raison le seul arbitre en matière de vérité. -La démonstration étant la raison en acte, l'investissement personnel de la raison de chacun est engagé dans la procédure démonstrative. Toute démonstration est en ce sens invitation à penser par soi-même c'est-à-dire à s'assurer par son propre effort de la validité d'une conclusion. On découvre par là qu'il y a une nécessité de l'ordre du discours, que la liberté de l'esprit n'est pas synonyme d'arbitraire personnel ou de pure fantaisie. Penser est autre chose qu'opiner. -Les arguments d'autorité sont ruinés par l'autorité de la démonstration. On appelle argument d'autorité un argument tirant sa vérité du prestige de celui qui l'énonce. Ex C'est vrai puisque tel savant l'a dit. C'est vrai puisque c'est une vérité révèlée. C'est vrai puisqu'on l'a toujours dit. Prestige de la tradition. Il n'est qu'une façon de s'imposer par une autorité qui n'emprunte rien au dehors, il n'est qu'un mode d'affirmation inconditionnel, la démonstration. » Jean Cavaillès. Sur la logique et la théorie de la science, Vrin, 1997, p. 39. PB Suffit-il qu'une démonstration soit rigoureuse pour qu'elle soit vraie ? Non car la rigueur et la nécessité logique des enchaînements de propositions, conditions nécessaires de la validité d'un discours, ne sont pas une condition suffisante pour garantir la vérité d'une conclusion. Encore faut-il qu'ils s'effectuent à partir de prémisses ayant une vérité. On peut en effet déduire avec rigueur, c'est-à-dire sans aucune incohérence, des conclusions de prémisses fausses. C'est le propre de ce qu'Aristote appelle le syllogisme rhétorique ou sophistique. On peut aussi déduire une conclusion de prémisses simplement probables ; ce qu'Aristote appelle le syllogisme dialectique. Voir le cours du début de l'année opposant Platon, pour qui la dialectique est la méthode de la science, et Aristote pour qui la dialectique ne saurait être une science car là où il y a débat il n'y a pas science. Une science est démonstrative ou elle n'est pas science comme il a été dit plus haut En toute rigueur la conclusion d'une démonstration serait absolument certaine si les prémisses à partir desquelles elle est établie étaient elles-mêmes démontrées. Mais pour les démontrer il faut remonter à des propositions elles-mêmes démontrées et ainsi à l'infini. Dans cette régression vers les principes la raison rencontre ses limites. Elle découvre qu'elle remonte à des propositions premières qui lui servent à démontrer toutes les autres mais qu'elle ne peut pas démontrer. Ces propositions constituent les points de départ de la démonstration c'est-à-dire les conditions de possibilité de cette dernière. PB Qu'en est-il de ces principes ? Sont-ils des vérités ? S'ils sont vrais sans être démontrés cela signifie que la raison a d'autres voies d'accès au vrai que la démonstration. PB Quelle est l'opération intellectuelle qui pose les premiers principes ? Ou les premières notions car il en est pour celles-ci ce qu'il en est pour les propositions. Pour définir une notion on utilise d'autres notions et en dernière analyse la définition suppose des notions servant à définir les autres mais n'étant pas elles-mêmes définies La réponse classique consiste à dire que les premiers principes et les premières notions sont objets d'intuition car ce sont des évidences. L'évidence est l'idée dont la vérité ou la notion dont la signification saute aux yeux. La géométrie ne définit aucune de ces choses espace, temps, mouvement, nombre, égalité ni les semblables qui sont en grand nombre, parce que ces termes là désignent si naturellement les choses qu'ils signifient à ceux qui entendent la langue que l'éclaircissement qu'on en voudrait faire apporterait plus d'obscurité que d'instruction » Pascal. De l'esprit de géométrie 1657 D'où la définition qu'on donnait traditionnellement de l'axiome proposition indémontrée et indémontrable qui s'impose à l'esprit par son évidence. Ex Deux quantités égales à une même troisième sont égales entre elles. Au 17e siècle le débat porte sur la nature de la faculté permettant la connaissance intuitive de l'évidence. Pour Descartes l'intuition est un mode de connaissance rationnel grâce auquel l'esprit atteint directement son objet. C'est la représentation qui est le fait de l'intelligence pure et attentive qui naît de la seule lumière de la raison, et qui, parce qu'elle est plus simple est encore plus certaine que la déduction [...]Ainsi chacun peut voir par intuition qu'il existe, qu'il pense, que le triangle est délimité par trois lignes seulement, la sphère par une seule surface et autres choses semblables, qui sont bien plus nombreuses que ne le remarquent la plupart des gens, parce qu'ils dédaignent de tourner leur esprit vers des choses si faciles » Règles pour la direction de l'esprit. III. Pour le chrétien Pascal, au contraire, l'impossibilité pour la raison de démontrer tous ses énoncés est le signe de l'impuissance de la raison humaine à construire une science selon un ordre accompli. Il y a là matière à humilier la raison, à pointer une fois de plus la misère de la condition humaine sans une aide en quelque sorte surnaturelle. La raison a besoin du secours d'une autre faculté pour rendre possible son exercice et lui permettre un accès à la vérité qui, à défaut, lui serait refusée. Cette faculté est le cœur. Nous connaissons la vérité, non seulement par la raison, mais encore par le cœur c'est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes, et c'est en vain que le raisonnement qui n'y a point part, essaye de les combattre. Les pyrrhoniens, qui n'ont que cela pour objet, y travaillent inutilement. Nous savons que nous ne rêvons point ; quelque impuissance où nous sommes de le prouver par raison, cette impuissance ne conclut autre chose que la faiblesse de notre raison, mais non pas l'incertitude de toutes nos connaissances, comme ils le prétendent. Car la connaissance des premiers principes, comme qu'il y a espace, temps, mouvement, nombres, est aussi ferme qu'aucune de celles que nos raisonnements nous donnent. Et c'est sur ces connaissances du cœur et de l'instinct qu'il faut que la raison s'appuie, et qu'elle y fonde tout son discours. Le cœur sent qu'il y a trois dimensions dans l'espace et que les nombres sont infinis ; et la raison démontre ensuite qu'il n'y a point deux nombres carrés dont l'un est double de l'autre. Les principes se sentent, les propositions se concluent ; et le tout avec certitude, quoique par différentes voies. Et il est aussi inutile et aussi ridicule que la raison demande au cœur des preuves de ses premiers principes, pour vouloir consentir, qu'il serait ridicule que le cœur demandât à la raison un sentiment de toutes les propositions qu'elle démontre pour vouloir les recevoir. Cette impuissance ne doit donc servir qu'à humilier la raison qui voudrait juger de tout, mais non à combattre notre certitude, comme s'il n'y avait que la raison capable de nous instruire » Pensées B 282 PB L'évidence est-elle un critère infaillible de la vérité ? Y a-t-il des idées si claires et si distinctes qu'il soit impossible d'en douter ? L'évidence est-elle la propriété intrinsèque de certaines idées ou bien les idées qu'on trouve évidentes sont-elles simplement celles qui suscitent en nous un sentiment d'évidence ? Et quelles sont ces idées sinon celles qui vont dans le sens de nos désirs, de nos intérêts, de nos passions ou de nos conditionnements culturels ? Lagneau disait que les prisonniers de la caverne sont les prisonniers de l'évidence » et Bachelard qu' il n'y a pas d'évidences premières, il n'y a que des erreurs premières » Sans doute l'évidence rationnelle ne doit-elle pas être confondue avec les évidences sensibles de la connaissance vulgaire, reste que Descartes reconnaissait lui-même Il y a quelque difficulté à bien remarquer quelles sont celles que nous concevons distinctement ». Discours de la méthode. Quatrième partie. D'où la boutade de Leibniz Descartes a logé la vérité à l'hostellerie de l'évidence mais il a oublié de nous en donner l'adresse ». Les sciences, mathématiques comprises, ont aujourd'hui renoncé à définir l'axiome par la notion d'évidence. Elles considèrent les premiers principes comme des hypothèses ce qui est posé sous la thèse qu'elles demandent d'admettre sens traditionnel de la notion de postulat parce qu'elles sont la condition du discours. Il s'ensuit que la forme de tout discours est nécessairement hypothético-déductive. PB Comment les hypothèses à partir desquelles peut s'effectuer la démonstration sont-elles posées ? La pratique des savants permet d'apporter deux réponses à cette question. L'hypothèse peut être l'objet d'une intuition ou d'une induction. -Einstein, par exemple, sans nier que de nombreux principes théoriques sont les résultats d'un raisonnement inductif affirme qu'à un certain niveau de formalisation, les principes fondamentaux de la théorie sont saisis intuitivement. Une compréhension intuitive de ce qui est essentiel dans un ensemble complexe de faits amène le chercheur à poser une ou plusieurs lois fondamentales à titre d'hypothèses. De cette loi fondamentale il tire ensuite les conséquences par une démarche logico-déductive et de façon aussi complète que possible » Induction et Déduction en Physique. Albert Einstein Cette constatation le conduit à souligner qu'il n'y a pas de méthode pour inventer une hypothèse. Cette compréhension intuitive » est peut-être le nom qu'il faut donner au génie créateur qui en sciences comme en art est moins de l'ordre des apprentissages que le propre d'esprits supérieurs. Par le talent et la puissance de travail. -Ou alors l'hypothèse est formulée par induction. L'induction est le raisonnement consistant à passer de la constatation d'un certain nombre de faits particuliers semblables à l'énoncé d'une loi générale. Au sens d'universelle Ex Observant qu'un corbeau puis un autre ; puis un autre est noir j'induis que tous les corbeaux sont noirs. Ex Sadi Carnot constate que les machines à feu qu'il observe ont un même caractère essentiel la production du travail s'y trouve toujours accompagnée par le passage de calories d'un corps où la température est plus élevée à un autre où elle est plus basse » Il érige alors cette corrélation en loi il n'est pas possible de transformer la chaleur en travail sans disposer de deux sources de chaleur ayant des températures différentes. Clausius en 1850 généralise le théorème de Carnot et énonce le second principe de la thermodynamique dit d'entropie Dans une enceinte énergétiquement isolée, toutes les différences tendent à s'annuler spontanément. La théorie peut donc reposer sur des principes obtenus par induction, principes permettant de démontrer telles ou telles lois dérivées. On voit le problème que pose ce genre de raisonnement. Qu'est-ce qui garantit la vérité des hypothèses fondant la démonstration ? Des observations réitérées certes, mais en droit, il est impossible d'affirmer qu'il n'existe pas un fait susceptible de falsifier le caractère universel des énoncés. Ce fait, Bachelard l'appelle fait polémique » et il va de soi que l'observation d'un tel fait entraîne nécessairement le remaniement des énoncés théoriques. Qu'en est-il alors de la valeur des propositions qu'on avait démontrées avec les hypothèses précédentes ? Conclusion Quelle que soit la nature des prémisses à partir desquelles on déploie la procédure démonstrative, aucune n'a le caractère infaillible d'une vérité absolue. Il s'ensuit que les conclusions ne sont pas plus infaillibles que les points de départ. La démonstration qui fait la force de l'esprit est aussi ce qui en révèle la faiblesse. Les esprits faibles et paresseux en tireront argument pour se justifier dans leur faiblesse et leur paresse. Les esprits forts et courageux ne trouveront pas dans cette imperfection un alibi pour renoncer à contribuer à l'effort théorique qui fait l'honneur de l'homme. Au contraire, le savant ou le sage y verront le signe que l'homme n'est pas un dieu, qu'il est un homme seulement et que dans les sciences comme ailleurs sa grandeur procède de la conscience de sa finitude. Ils poursuivront donc avec courage l'effort séculaire de l'humanité, les limites de nos constructions intellectuelles les plus majestueuses les incitant seulement à se garder de tout dogmatisme. NB Idée-force Il y a des limites de la démonstration. Les premières propositions nécessaires à toute démonstration ne peuvent pas, en dernière analyse, être démontrées. Aristote admet que si on devait toujours produire de nouvelles prémisses pour démontrer celles qu'on utilise pour démontrer, la démonstration serait impossible. Il est absolument impossible de tout démontrer on irait à l'infini, de telle sorte qu'il n'y aurait pas encore de démonstration »Métaphysique Livre IV §4. Il faut donc admettre des propositions soit intuitivement, soit conventionnellement. La systématisation définitive des systèmes hypothético-déductifs ne peut pas, selon le théorème de Gödel 1931, être achevée. Gödel a, en effet, démontré 1° qu'une arithmétique non contradictoire ne peut constituer un système complet et comporte nécessairement des énoncés indécidables. Il se peut qu'en certains cas, il soit possible de démontrer une chose et son contraire. inconsistance ; 2° qu'il existe des vérités mathématiques impossibles à démontrer à l'intérieur d'un système Théorème d'incomplétude. Le raisonnement démonstratif repose sur le principe de non contradiction. Or dans le Livre IV de la Métaphysique, Aristote établit que ce principe deux propositions contradictoires, à savoir deux propositions dont l'une affirme ce que l'autre nie, ne peuvent être vraies en même temps ne peut pas être démontré, d'une part parce qu'il faudrait une régression à l'infini pour pouvoir tout démontrer, d'autre part parce que l'on ne peut démontrer le principe dont toute démonstration a besoin sans commettre une pétition de principe ». Il s'ensuit que l'impossibilité de tout démontrer n'est pas seulement une impossibilité de fait, tenant aux limites de nos capacités. Plus fondamentalement c'est une impossibilité de droit, liée à la condition par principe indémontrable, de toute démonstration. Ce qui n'empêche pas Aristote, d'une part de souligner que c'est de l'ignorance [...] que de ne pas distinguer ce qui a besoin de démonstration et ce qui n'en a pas besoin » Ibid. ; d'autre part de tenter une démonstration par réfutation » du principe de non contradiction. Il précise bien qu'il ne s'agit pas d'une démonstration au sens propre mais d'un exercice dialectique consistant à établir l'évidence du principe de non contradiction en faisant apparaître le caractère insoutenable de sa négation. En effet lorsqu'on parle, on admet implicitement que son propos a du sens pour soi-même et pour autrui, ce qu'on récuserait si on refusait le principe de non contradiction. Aristote reconduit ici la méthode par laquelle Platon dénonce le relativisme de Protagoras. Si, comme l'affirme Protagoras, la vérité est relative et se confond avec l'opinion, on ne peut éviter de reconnaître la vérité de celui qui soutient qu'elle en est distincte. Cette dernière proposition la vérité est distincte de l'opinion » est impossible à réfuter puisqu'elle est la vérité commune aux deux points de vue. Ainsi en est-il du principe de non contradiction. Il est commun à celui qui l'affirme et à celui qui le nie, car si ce n'était pas le cas, ce dernier se condamnerait au silence. Ce qui est impossible à réfuter peut donc être reconnu comme principe universel. 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Il est donc intéressant de se demander s'il est nécessaire que l'homme veuille rechercher la vérité, plutôt que de rester dans ses illusions ? Pour commencer, nous définirons la Vérité et analyserons les différentes définitions qu'on lui prête, ensuite nous verrons que la Vérité est une sorte de libération puis enfin nous verrons que malgré tout , elle est souvent remise en cause. Les meilleurs professeurs de Philosophie disponibles4,9 17 avis 1er cours offert !5 152 avis 1er cours offert !5 77 avis 1er cours offert !5 63 avis 1er cours offert !5 24 avis 1er cours offert !5 15 avis 1er cours offert !5 14 avis 1er cours offert !5 20 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !5 152 avis 1er cours offert !5 77 avis 1er cours offert !5 63 avis 1er cours offert !5 24 avis 1er cours offert !5 15 avis 1er cours offert !5 14 avis 1er cours offert !5 20 avis 1er cours offert !C'est partiI Qu'est ce que la Vérité ? En cours de philosophie, c'est une question que tout le monde se pose, même Ponce Pilate l'a demandé au Christ et sur lequel on a pu tout dire. A. La définition de la Vérité La Vérité comme adéquation. Comme le dit St Thomas d'Acquin La vérité est l'adéquation de la chose et de l'intellect », et non ce que l'on pense couramment comme étant seulement le contraire du mensonge ou ce qui n'est pas faux. En effet la Vérité est le lien entre le Réel et la chose donc seuls nos jugements peuvent être considérés comme vrais ou faux. B. La Vérité et croyance Il est intéressant aussi de se demander si la Vérité est une croyance ou si la croyance s'oppose à la Vérité est la base de la Croyance en toutes les religions, Jésus Christ dit même Je suis la Vérité ». C. la Vérité selon Socrate Pour Socrate, la Vérité n'est pas un simple savoir que l'on apprend tous les jours, en effet il pensait que la Vérité était une partie de nous et que seul l'Homme détient le pouvoir de la réveiller, cette Vérité brûle de se manifester. Socrate se considère comme étant l'accoucheur de la Vérité dans l'esprit de l'Homme. Nous verrons dans une prochaine partie que Socrate est en ce sens rejoint par Platon. C'est l'éveil de l'intelligence. II La Vérité comme étant une libération A La délivrance de l'ignorance L'ignorance enferme l'Homme et est capable de tuer ou de faire mal. L'ignorance est le fait de ne pas savoir, de ne pas posséder une certaine connaissance. Etre ignorant aujourd'hui c'est regarder une éclipse sans lunettes de protection ou partir dans un pays Equatorial sans médicaments contre le paludisme ou sans vaccin contre la fièvre jaune. En cela il est clair qu'on peut dire que l'ignorance blesse plus que la Vérité, et dans ce cas là, la découverte de la Vérité est primordiale pour l'Homme car elle lui sauve la vie. Une des raisons aussi que l'Homme veuille accéder à la Vérité, est qu'il en a été trop longtemps privé, par exemple pendant plusieurs siècles les messes étaient célébrées en latin, ce qui empêchait le Tiers Etat d'accéder aux paroles bibliques, l'essence même de la Vérité chrétienne. Pour prendre un exemple plus récent, la question des méfaits ou des bienfaits de la colonisation est aujourd'hui d'actualité, mais la vérité sur la colonisation n'est encore pas accessible à tous et encore des gens sont dans l'ignorance et donc en quelques sortes exclus, notamment les jeunes. Où trouver des cours de philosophie en ligne ? B L'allégorie de la caverne de Platon A travers l'allégorie de la caverne que l'on trouve dans le livre VII de la République, Platon place l'Homme dans une condition d'ignorance, en le plaçant dans un monde obscure, un monde où la lumière n'est pas. Cette lumière qui personnifie la lumière de la connaissance manque à l'Homme, mais ce monde a une ouverture sur la lumière sur la connaissance, sur la Vérité. Ce qui montre que l'Homme n'est pas condamné à l'ignorance et qui peut accéder à la Vérité. Tout cela est mis en scène par des prisonniers d'une caverne avec leurs jambes et leur cou enchaînés depuis leur enfance. Platon montre en fait que ces Hommes sont emprisonnés par leur ignorance, la clef de leur chaîne est nul autre que la lumière, la Vérité et que eux seuls peuvent y accéder. Leur principal crime est le fait qu'ils croient savoir alors qu'ils ne savent rien alors que le philosophe lui est conscient qu'il ne sait pas, ce qui le rend Grand, la découverte de la Vérité détache ses chaînes et le libère des illusions. Cette allégorie peut être soutenue par l'exemple suivant, la découverte de l'héliocentrisme de Galilée a été rejetée par l'opinion publique, qui était convaincue que la Terre était au milieu de l'univers bien que celui-ci avait de solides démonstrations. C La Vérité est la source du progrès La Vérité a permis à l'humain de sortir de l'ignorance et a été le moteur qui l'a conduit à la connaissance de soi est du monde qui l'entoure. C'est en cela une liberté et rejoint la Genèse, La Vérité vous affranchira ». Elle a permis aux grands Hommes de démentir toutes les erreurs antagonistes comme Aristote qui démenti que la Terre était plate, elle éclaire les Hommes, en effet l'on pu voir la fausseté de certains alchimistes qui prétendaient pouvoir créer de l'or à l'aide de formules. Grâce à la Vérité, l'Homme a des repères, mais nous allons voir que pour certains Hommes il est préférable que la Vérité n'existe pas. III La remise en question de la Vérité A Le renoncement à la Vérité Certain philosophe pense que l'Homme ne doit pas aboutir à la Vérité, bien qu'ils aient des façons de penser différentes. En effet, Sartre est plus direct quand il dit que la révélation de la Vérité de l'existence aboutit à l'absurdité. "C'est dans un sens aussi restreint que l'homme veut seulement la vérité il convoite les suites agréables de la vérité, celles qui conservent la vie; envers la connaissance pure et sans conséquence il est indifférent, envers lés vérités préjudiciables et destructives il est même hostilement disposé. » Nietzsche veut en fait dire que l'Homme ne veut pas la Vérité pour elle-même, c'est-à-dire la connaissance et la délivrance de l'ignorance comme on le croit. En effet, l'Homme a tendance à choisir sa Vérité selon Nietzsche, si cette vérité le dévalorise, il ne l'acceptera pas, c'est en effet ce qui s'est passé avec la théorie de Darwin qui place l'Homme dans l'évolution animale, et cette théorie à été violemment réfuté par l'église car elle contredisait l'Ecriture, alors que si Darwin avait prouvé que l'Homme descendait d'Adam et Eve il aurait été adulé par l'église, car il aurait mis fin au doute des gens. C'est ce que Nietzsche veut dénoncer, il recommande même à l'Homme de rester dans l'illusion et de renoncer à la quête de la Vérité. Le sceptique est proche de la pensée de Nietzsche car il dit que tout objet est relatif, c'est-à-dire que personne ne perçoit une chose de la même façon, par exemple une personne peut dire que l'acteur qui joue dans ce film n'est pas très doué alors qu'une autre personne le trouve plein de talent. C'est pourquoi le sceptique propose de n'émettre aucun jugement. B Le cogito, la seule certitude Descartes déclare que la seule certitude que l'Homme doit avoir, c'est le cogito, c'est-à-dire je pense donc je suis », pour lui, seul ce cogito est irréfutable, il conclut donc que si une chose peut être démontré comme le cogito alors elle est vraie. Pour lui, la Vérité ne doit pas être comparé aux choses mais par rapport à cette intuition certaine . C L'opinion publique Pour l'opinion publique, la Vérité n'est pas toujours bonne à dire, en effet elle peut blesser et donc est éviter par les Hommes. Par exemple, lorsqu'un médecin doit annoncer à son patient qu'il va mourir, il préfère s'abstenir ou encore lorsqu'un homme renonce à dire à ses parents qu'il est homosexuel par peur de les blesser, il préfère s'abstenir et ainsi vivre dans le mensonge. L'opinion publique semble avoir peur de la Vérité ou de la découverte de la Vérité, en effet, on assiste parfois à des parents qui pensent que la philosophie en terminale est trop tôt pour l'enfant, alors que la philosophie est le principe même de la quête de la Vérité, n'est ce pas plutôt par crainte ou refus de la vérité ? Conclusion En conclusion, en peut dire que les opinions sur la recherche de la Vérité étaient, sont et seront toujours aussi mitigés, certains Hommes préfèrent rester dans l'illusion, dans l'ignorance par crainte, refus de la Vérité ou pour être aussi peut être plus libre par exemple faire des actes dangereux comme si la mort ne nous concerne pas. D'un autre côté, certains Hommes sont à la recherche de la Vérité à tout prix et passent par tous les moyens pour parvenir à la Vérité philosophie, religions, etc... même les pires sectes.Douterce n'est pas renoncer à la vérité : le doute comme moyen de découvrir la vérité (à condition de définir la vérité) En effet, 1. La vérité consiste en une somme de jugements élaborés par les hommes quand ils font usage de leur raison (est vrai un énoncé ayant une valeur universelle) 2. C'est donc l'usage de la raison qui Le mythe de la caverne de Platon nous a permis de comprendre comment ce philosophe percevait le monde. Une relation entre le physique et le monde des idées qui donne naissance à une réalité pleine de lumières et d’ombres. Platon 428 av. av. utilise cette figure allégorique pour expliquer la tâche difficile du philosophe d’essayer de guider les gens vers la vraie connaissance car, selon lui, les gens peuvent se sentir à l’aise dans son ignorance et rejeter tout éventuel regard retrouve ce texte dans le livre VII de La République et il nous est présenté à travers un dialogue dans lequel Socrate, le maître de Platon, parle avec l’un de ses disciples de l’importance du savoir et de l’éducation dans la manière dont chacun de nous perçoit réalité. D’un côté, nous avons la réalité telle qu’elle est. De l’autre, nous trouvons une réalité fictive où nos croyances et nos illusions occupent le devant de la scène. Mais, avant d’approfondir tout cela, que raconte le mythe de la grotte ?Dans le mythe, on nous présente des hommes enchaînés au fond d’une caverne où ils ne peuvent voir qu’un mur. Jamais, depuis leur naissance, ils n’ont pu partir et n’ont pu se retourner pour découvrir l’origine des chaînes qui les derrière lui il y a un mur et un peu plus loin un feu de joie. Entre le mur et le feu, il y a des hommes qui portent des objets. Grâce au feu de joie, les ombres des objets sont projetées sur le mur et les hommes enchaînés peuvent les vu des images qui étaient des mensonges et de fausses réalités. Mais comment pourrais-je envisager une telle chose ? Si depuis que je suis petite, c’est la seule chose que j’ai vue qui soit de la grotte une réalité romancéeLes hommes n’avaient vu la même chose que depuis leur naissance, ils n’avaient donc ni le besoin ni la curiosité de se retourner et de voir ce que ces ombres reflétaient. Mais c’était une réalité trompeuse et artificielle. Ces ombres les ont détournés de ce qui était la l’ un d’eux a osé se retourner et regarder au-delà. Au début, il se sentait confus et tout le dérangeait, surtout cette lumière qu’il voyait en arrière-plan le feu de joie.Puis il a commencé à se méfier. Avait-il cru que les ombres étaient la seule chose qui existait alors qu’elles ne l’étaient pas ? A chaque fois qu’il avançait, ses doutes le tentaient avec la possibilité de retourner dans son avec de la patience et des efforts, il continua. S’habituer, petit à petit, à ce qui lui était désormais si inconnu. Sans se laisser décourager par la confusion ou se livrant aux caprices de la peur, il a quitté la sûr, lorsqu’il est revenu en courant le dire à ses compagnons, ils l’ont reçu avec moquerie et même violence. Un mépris qui traduisait l’incrédulité ressentie par ces habitants de la grotte face à ce que leur racontait l’ du mythe de la grotteL’Allégorie de la Grotte a différents niveaux d’analyse selon le point de l’histoire sur lequel on décide de se concentrer. Ainsi, d’une part, le mythe fait référence à la nature humaine et à nos propres limites corporelles pour atteindre la plénitude de la connaissance. Le passage de l’ignorance au monde des idées n’est possible que si nous nous libérons de nos attaches perceptives et cherchons la connaissance à partir de la réflexion revanche, si l’on prend le soleil comme métaphore de la bonne et vraie connaissance et le prisonnier libéré comme représentation de la figure du philosophe, on pourrait voir dans le mythe la position de Platon quant à l’importance de la philosophie pour guider les gens. vers la connaissance et la place du philosophe comme celui qui a atteint un stade supérieur et serait en mesure de montrer aux autres la on peut en faire une interprétation sur le plan pédagogique, car le mythe montre à quel point est nécessaire non seulement la présence d’un enseignant pour nous guider mais, surtout, une volonté de fer de rechercher la connaissance et un désir individuel de sortir de l’ mythe de la grotte aujourd’huiIl est curieux de voir comment cette vision que nous offre le mythe de la grotte peut être transférée à nos jours. Ce modèle que nous suivons tous et par lequel, si nous allons au-delà de ce qui est dicté, ils commencent à nous juger et à nous que nous avons fait nôtres nombre de nos vérités absolues sans cesser de les interroger, sans nous demander si le monde est vraiment très proche ou très loin d’être exemple, penser que l’erreur est un échec peut nous pousser à abandonner tout projet au premier échec. Cependant, si nous ne nous laissons pas emporter par cette idée, nous cultiverons notre curiosité et l’erreur cessera d’être un démon complètement chargé de négativité. Ainsi, le changement de perspective non seulement nous fera cesser de le craindre, mais lorsque nous le ferons, nous serons en mesure d’en tirer des sortie de la caverne est un processus difficileL’homme qui dans le mythe de la grotte décide de se libérer des chaînes qui l’emprisonnent prend une décision très difficile. Mais dans le mythe, cette décision, loin d’être appréciée par ses pairs, est valorisée comme un acte de rébellion. Quelque chose qui n’est pas très bien vu, qui aurait pu le pousser à abandonner sa se décide, il se met seul en route, franchissant ce mur, montant vers ce feu de joie qui lui cause tant de méfiance et qui l’éblouit. Dans la foulée, les doutes l’assaillent, il ne sait plus ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Il doit abandonner les croyances qui l’habitent depuis longtemps. Des idées qui sont non seulement enracinées, mais, à leur tour, forment la base du reste de l’arbre de leurs alors qu’il se dirige vers la sortie de la caverne, il se rend compte que ce qu’il croyait n’était pas tout à fait vrai. Maintenant… que reste-t-il ? Convaincre ceux qui se moquent de lui de la liberté à laquelle ils peuvent aspirer s’ils décident de rompre avec le confort apparent dans lequel ils mythe de la grotte nous présente l’ignorance comme cette réalité qui devient inconfortable lorsque nous commençons à prendre conscience de sa présence. Devant la moindre possibilité qu’il y ait une autre vision possible du monde, l’histoire nous dit que notre inertie nous pousse à le démolir, le considérant comme une menace pour l’ordre ombres ne sont plus projetées, la lumière n’est plus artificielle et l’air effleure déjà mon les ombresEn raison de notre condition humaine, nous ne pouvons peut-être pas nous passer de ce monde d’ombres, mais nous pouvons faire un effort pour que ces ombres soient de plus en plus nettes. Peut-être que le monde parfait et emblématique des idées est une utopie pour notre nature, mais cela ne veut pas dire qu’il vaut mieux renoncer à notre curiosité que de s’abandonner au confort de rester installé dans ce que nous savons aujourd’hui ou pensons savoir. Au fur et à mesure que nous grandissons, les doutes, les incohérences, les questions nous aident à retirer ces bandeaux qui rendaient parfois la vie beaucoup plus difficile qu’elle ne l’est réellement. L’allégorie de la grotte dans la littérature et le cinéma Le thème du mythe de la grotte a donné lieu à d’innombrables réflexions issues de différentes approches artistiques, les suivantes étant parmi les plus représentatives de la littérature et du cinéma La caverne José Saramago dans ce roman publié en 2000, le prix Nobel portugais José Saramago nous invite à faire une réflexion contemporaine sur le mythe de la grotte et à nous interroger sur ces choses qui nous lient et nous empêchent de voir la réalité telle qu’elle est-ce que c’est. Brave New World Aldous Huxley Publié en 1932, ce conte dystopique nous amène à réfléchir sur les différentes formes d’esclavage que nous masquons avec des discours de bonheur et de progrès et comment nous résistons à ceux qui essaient de nous montrer la vérité. The Truman Show Dans ce film de 1998 et réalisé par Peter Weir, on nous présente, sans métaphores, ce que signifie vivre dans une réalité fictive et les conséquences de la recherche de la vraie connaissance. Ouvrez les yeux Du réalisateur Alejando Amenabar, ce film espagnol de 1997 se développe autour de la souffrance qui accompagne la connaissance de la vérité et nous montre comment ce n’est qu’en acceptant grossièrement la réalité telle qu’elle est que nous pourrons accéder à la Libération.. Cela pourrait vous intéresser ...15 Une chose du moins se dégage clairement, maintes fois répétée de diverses manières d’un bout à l’autre de l’enquête, à savoir ce que n’est pas la vérité johannique : « En tout cas, elle ne désigne ni un corps de doctrines, qu’il suffirait d’assimiler intellectuellement, ni une réalité abstraite et purement .../... Transition dans ces différentes formes de doute, l'idée de vérité est maintenue mais de manière négative, comme une réalité idéale à laquelle la raison n'a accès que partiellement. Mais renoncer, n'est-ce pas finalement renoncer à la vérité elle-même ? II. Renoncer à dire la vérité c'est renoncer à la vérité En effet, 1. Il n'y a de vérité que dans le jugement c'est-à-dire le langage ; renoncer à dire la vérité, c'est renoncer à la vérité 2. Renoncer à l'idéale de vérité, ce n'est pas douter ; c'est renoncé à rechercher la vérité, à penser, à s'interroger, à reconnaître la pensée rationnelle comme capable d'élaborer des vérités universelles. Mots clés • douter être dans l'incertitude, hésiter, soupçonner. Le doute est un état d'incertitude qui se traduit par un refus d'affirmer ou de nier. On distingue plusieurs formes de doutes - le doute scientifique le savant met à l'épreuve ses hypothèses ; - le doute sceptique, radical, permanent ; - le doute méthodique, radical mais provisoire. L • renoncer abandonner, ne plus espérer, renier. • vérité ce à quoi l'esprit peut donner son assentiment, connaissance conforme au réel. Ce qui est vrai est certain, incontestable. 1 - Quand et par quoi le doute est-il justifié ? 2 - Douter, est-ce la même chose que nier ? 3 - Trouvez des exemples où douter consiste à renoncer à autre chose qu'à la vérité. 4 - Trouvez des exemples où l'on doute au nom de la vérité. Qu'appelle-t-on vérité dans ce cas ? Le doute suspend le jugement. Mais, réserver son jugement signifie-t-il un arrêt définitif dans la recherche de la vérité ? N'y a-t-il pas une manière de douter qui conduit sur le chemin de la vérité ? [Introduction] L'homme ,est un animal doué de raison. La célèbre phrase de Descartes qui ouvre le Discours de la méthode nous lerappelle Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ». Bien avant Descartes, Cicéron affirmait Vivereest cogitare, Vivre c'est penser ». Cette raison cherche des certitudes. Quel est alors le rôle du doute dans cettequête de la vérité ? L'exercice du doute construit-il ou fait-il renoncer à la vérité ? La recherche de la vérité peut-elle se passer du doute ? [I - Le doute sceptique l'errance de la raison] Le scepticisme est défini par Lalande comme La doctrine d'après laquelle l'esprit humain ne peut atteindre aveccertitude aucune vérité ». L'esprit se déclare incapable d'affirmer ou de nier quoi que ce soit. le scepticisme absolu des pyrrhoniens et de leurs disciples n'est pas un point de départ mais une conclusion –laconclusion d'échec- au terme de l'aventure du avait groupé les arguments sous dix titres ou tropes que Sexus Empiricus réduisit à cinq. Il fautconnaître ces arguments qu'on retrouve chez Montaigne, chez Pascal et chez Anatole France. a La contradiction des opinions. Les sophistes grecs frappés par la contradiction des opinions des philosophes par exemple Héraclite disait que leréel n'est que changement, alors que Parménide niait le changement aboutissent à la conclusion pessimiste que lavérité qui devrait être universelle est inaccessible. Les sceptiques ont été parfois de grands voyageurs qui, à forced'avoir vu les gens les plus divers professer des opinions contradictoires, adopter des valeurs différentes, ne croientplus à rien. Pyrrhon avait par exemple accompagné le conquérant Alexandre dans un grand nombre de sesexpéditions. Montaigne avait visité l'Allemagne, l'Italie, mais avait surtout dans sa librairie » voyagé parmi dessystèmes philosophiques innombrables et tous différents. Pascal reprend les thèmes de Pyrrhon et de Montaigne Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà. » b La régression à l'infini. Une vérité ne peut pas être acceptée sans preuves comme telle car il n'existe pas un signe du vrai comparable àla marque imprimée sur le corps des esclaves et qui permet de les reconnaître quand ils sont en fuite. » Mais si jepropose une preuve pour une affirmation, le sceptique me dira Prouve ta preuve ». ainsi la preuve qu'on apportepour garantir l'affirmation a besoin d'une autre preuve et celle-ci d'une autre à l' connaître la moindre chose je suis d'autre part contraint de remonter à l'infini, c'est-à-dire de mettre ce donnéen rapport avec une infinité d'autres faits. Car chaque chose est relative à toutes les autres et pour connaître lemoindre objet il faudrait connaître son rapport avec tout l'univers. Nous ne connaissons le tout de rien, ce quirevient à ne connaître rien du tout. c La nécessité d'accepter des postulats invérifiables. Ne pouvant remonter de preuve en preuve à l'infini, l'esprit accepte toujours sans démonstration un point de départqui est une simple supposition et dont la vérité n'est pas garantie. d Le diallèle les uns par les autres. Il n'est pas possible de raisonner en évitant les cercles vicieux ». Ainsi, je démontre que a est vrai en supposant best vrai et je démontre que b est vrai en supposant que a est vrai. Je commets un cercle vicieux en démontrant lesunes par les autres des propositions dont aucune n'est fondée a priori. Le cercle vicieux par excellence est celle-ci pour prouver la valeur de ma raison, il faut que je raisonne, donc précisément que je me serve de cette raison dontla valeur est en question ! Nous voilà, comme dit Montaigne, au rouet ». e Toute opinion est relative. L'homme est la mesure de toute choses » formule qu'Anatole France interprétait ainsi L'homme ne connaîtra de. »
ME1917 p. 213-217. La vérité est définie, immuable, et parfaitement révélée dans les Écritures. Celles-ci sont, pour ce qui concerne l’homme, la seule source, le seul dépôt de vérité. Quant à son essence et à sa personnification vivante, la vérité ne se trouve qu’en Celui qui a dit : « Je suis la vérité » — et, grâces à Dieu, aussi « le chemin et la vie ».
TLFi Académie9e édition Académie8e édition Académie4e édition BDLPFrancophonie BHVFattestations DMF1330 - 1500 VÉRITÉ, subst. Toujours au sing. [Le plus souvent avec art. déf.]I. A. − 1. [D'un point de vue abstr.]a α PHILOSOPHIE− Connaissance reconnue comme juste, comme conforme à son objet et possédant à ce titre une valeur absolue, ultime. Progresser dans la vérité; critérium de la vérité; disciple, serviteur de la vérité; prétendre, croire détenir, posséder la vérité. La vérité ne vaut jamais que par l'unité totale de son expression, tandis que les objections et les hérésies ont toujours la facilité de s'attaquer au détail Blondel, Action, 1893, p. 238.V. analogue ex. 91. ... la conscience que le savant a prise de son travail a été d'abord quelque peu ambiguë... Ainsi Descartes, qui distingue de la métaphysique, quête de l'Être au travers de la pensée, la science, analyse de la nature, ne peut s'empêcher d'unir science et métaphysique comme le tronc et les racines du même arbre de la connaissance, et d'user pour l'une comme pour l'autre du même mot Vérité. M. Deschoux, J. Gagey, P. Bigler, Philos. dernière, 1965, p. 44.♦ Vérité + adj. déterminatif précisant sa vérité éternelle, nécessaire, universelle. Nous rejetons ... le scepticisme frivole et le dogmatisme scolastique .... Nous croyons à la vérité, bien que nous ne prétendions pas posséder la vérité absolue Renan, Avenir sc., 1890, p. 445.V. premier II B 1 ex. de Cl. Bernard et relatif B 1 ex. de + adj. déterminatif précisant son domaine d'élection ou d' vérité métaphysique, morale, scientifique. Albert ... Sous quel soleil s'épanouiront nos intelligences lorsqu'elles arriveront au jour?... Il faut qu'il y ait un soleil! Maurice Comment donc!... Il y en a plus d'un!... Le soleil qui vous attire est la vérité biologique. Le mien, c'est la vérité psychologique. D'autres tendent vers la vérité physique, la vérité mathématique. Autant de soleils que de sciences! Curel, Nouv. idole, 1899, ii, 5, p. 220.− [Dans une perspective relativiste; la vérité sans caractère absolu, mais au contraire intériorisée dans l'homme] La phénoménologie se refuse à expliquer le monde, elle veut être seulement une description du vécu. Elle rejoint la pensée absurde dans son affirmation initiale qu'il n'est point de vérité, mais seulement des vérités Camus, Sisyphe, 1942, p. 63.La saisie de la vérité ne se distingue pas de la vérité elle-même. La vérité c'est d'abord la visée personnelle, l'effort d'appropriation d'une transcendance dont nous pouvons relever seulement l'empreinte et comme le sillage dans l'immanence. Il s'agira donc toujours d'une vérité spéculativement imparfaite, inaccomplie. Une vérité comme école ou exercice de soi G. Gusdorf, Mythe et métaphys., 1953, p. 187.V. absolu ex. 4.♦ Expr. proverbiales. À chacun sa vérité. [P. allus. au titre fr. d'une pièce de Pirandello Chacun sa vérité; pour exprimer qu'il y a autant de points de vue sur la vérité qu'il y a de partis] Les athlètes et quelquefois, dans une certaine mesure, leurs entraîneurs-conseillers ont individuellement le dernier mot de ces palabres [sur la psychologie de l'athlète]. Ils proclament qu'à chacun sa vérité Jeux et sports, 1967, p. 1229.Vérité en deçà* des Pyrénées, erreur au delà. β Norme, principe de rectitude, de sagesse considérée comme un idéal dans l'ordre de la pensée ou de l'action. Flambeau de la vérité; règne, triomphe de la vérité; commettre une faute, un crime contre la vérité; rendre hommage à la vérité. La Justice et la Vérité, même méconnues de tout un peuple, resteront la Justice et la Vérité, c'est-à-dire des choses supérieures aux aberrations d'un jour Clemenceau, Vers réparation, 1899, p. 115.La recherche de la vérité doit être le but de notre activité; c'est la seule fin qui soit digne d'elle H. Poincaré, Valeur sc., 1905, p. 1.V. absolu ex. 3, absurde ex. 21, doute ex. 7, sage ex. 1.− Par personnification, gén. dans la lang. poét. On voit, louche rhéteur des vieux partis hurlants, ... Pendre à tes noirs discours, comme à des clous sanglants, ... La Vérité, fermant les yeux, la Liberté Échevelée et pâle Hugo, Châtim., Paris, Hachette, 1932 [1853], p. 420.♦ [La vérité, représentée allégoriquement par une femme nue sortant d'un puits et tenant, à la main, un miroir] Nous nous penchâmes sur le puits. C'était le frère profond des colonnes. En haut de cette colonne inverse, la Vérité se cachait Cocteau, Fin Potomak, 1940, p. 1362. Dans le beau siecle d'or, quand les premiers humains, Au milieu d'une paix profonde, Couloient des jours purs et sereins, La Vérité couroit le monde Avec son miroir dans les mains. Florian, Fables, 1792, p. proverbiale. La vérité est au fond du puits*. γ THÉOL. Éternelle vérité. La seule vérité absolue, inaltérable, fiable, parce que donnée par Dieu. Quand le génie disparoît, un désespoir profond s'empare de Faust et il veut s'empoisonner. Moi, dit-il, l'image de la divinité, je me croyois si près de goûter l'éternelle vérité dans tout l'éclat de sa lumière céleste! » Staël, Allemagne, t. 3, 1810, p. 77.Sans visage est la vérité. Lui ayant prêté le nôtre, nous l'avons rendu périssable. De la divine Vérité, nous ne pouvions faire qu'une vérité humaine. Ainsi, du même coup, nous la livrions à la mort », avait-il écrit E. Jabès, Le Livre du Dialogue, 1984, p. 100.V. absolu ex. 6.− P. méton. Dieu lui-même. La souveraine, suprême vérité; la vérité ineffable. Immense, éternel, immuable, il [Dieu] est la vérité première, hors de laquelle tout est ténèbres Ozanam, Philos. Dante, 1838, p. 195.V. juste ex. 4.♦ En partic. [Dans la relig. chrét.; p. réf. aux paroles du Christ dans l'Évangile selon saint Jean, XIV, 6 Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie] Jésus dit dans l'Évangile Je suis la Vérité », et la vérité, mon cher Henry, c'est qu'il faut souffrir, puisque celui qui se nomme la Vérité, celui qui déclare ainsi son Nom de Famille, est précisément le Chef des souffrants et des suppliciés Bloy, Journal, 1894, p. 158.V. absolu ex. 7.♦ Subst. + de de vérité. Homme dont le rôle est de répandre la parole du Christ ou d'en être le garant. Les hommes de vérité sont-ils pour autre chose ici-bas, que pour y être perpétuellement en sacrifice? ... Immole-toi sans regret, homme de vérité; la carriere est douce à celui qui a seulement commencé d'y poser le pied Saint-Martin, Homme désir, 1790, p. 203.Pour être l'homme, le ministre de la paix, il faut que l'évêque soit un homme d'autorité, un homme de zèle et de prières, un homme de vérité, s'il le faut, un homme de miracles Dupanloup, Journal, 1851-76, p. 103.Livre de vérité. L'Évangile. Son attitude [du Christ sculpté au XIIIesiècle] s'est calmée, sa face s'est ennoblie; d'une main il tient le livre de vérité et, de la droite il fait le geste de bénir Hourticq, Hist. art, Fr., 1914, p. 73.P. anal. Pendant des siècles en Europe la parole du fou ou bien n'était pas entendue, ou bien, si elle l'était, était écoutée comme une parole de vérité M. Foucault, L'Ordre du discours, 1971, p. 13.♦ Expr. Être, marcher, demeurer, se maintenir dans la vérité. Selon Dieu, selon l'enseignement, les lumières de la foi. Jahvé est saint; il ne se met pas en colère pour toujours; il pardonnera aux coupables, s'ils se convertissent, s'ils appellent Dieu leur père. La conversion consiste à marcher dans la vérité Théol. 4, 11920, p. 995.En esprit et en vérité. Conformément à la révélation de Dieu en Jésus-Christ rendu présent par l'Esprit d'apr. Allmen 1956. Jésus vient non pour abolir mais pour accomplir la loi de Moïse et des prophètes; il s'oppose à tous les pharisaïsmes, qu'ils soient de la lettre ou de l'esprit. Il prêche une religion en esprit et en vérité » mais il se borne aux rites juifs et il en fonde de nouveaux pour unir les siens Philos., Relig., 1957, p. 32-11.b LOG. Vérité logique. Conformité de la pensée ou de son expression avec son objet. La définition traditionnelle de la vérité la tient pour copiée sur son objet. Elle serait l'adéquation de l'intellect à la chose .... Cette définition n'est simple qu'en apparence; car toute la question est de savoir en quoi consiste l'objet H. Dreyfus-Le Foyer, Traité de philos. gén., 1965, p. 151.V. évidence B ex. de Lamennais3. ... [pour saint Thomas] c'est là qu'est la vérité à proprement parler et en premier lieu, dans son ordonnance à l'intellect divin. De cette distinction [entre rapport fidèle de la chose à son image qui est en Dieu et rapport fidèle de nous-mêmes à la chose] naîtra la distinction entre la vérité intellectuelle ou absolue et la vérité logique ou relative. J. Wahl, Traité de métaphys., 1968 [1953], p. 399.− En partic.♦ [Chez Kant, selon un critère log. ou formel] Accord de la pensée avec elle-même, considérant la forme et la cohérence de la connaissance ou de son expression, indépendamment de son contenu, de toute observation du monde. La logique formelle nous donne les conditions sans lesquelles il n'y a pas de vérité possible; tout ce qui est en contradiction avec ses règles est faux, puisque ces règles concernent l'accord de la pensée avec elle-même. Mais il ne suffit pas qu'une proposition soit conforme aux règles de la Logique formelle pour qu'elle soit vraie; car les conditions de l'accord de la pensée avec elle-même ne concernent nullement le contenu même de la pensée. La Logique donne donc un critère purement négatif de la vérité G. Pascal, La Pensée de Kant, 1966, p. 59.[S'oppose au critère de vérité matérielle de la connaissance] Accord de la pensée avec son objet, c'est-à-dire avec les phénomènes de l'expérience. Une connaissance ne s'accorde matériellement avec son objet que si elle prend en compte son caractère particulier, et permet de le distinguer des autres objets auxquels elle pourrait être appliquée mais ne conviendrait pas pour lesquels elle serait fausse. Sa vérité provient ainsi de sa capacité à rendre compte de la singularité de son objet G. Potdevin, La Vérité, 1988, p. 36.♦ [Dans une conception mod. de la log. et en épistémol.] Rapport de non-contradiction entre une proposition et un ensemble de propositions servant de référence. Les propositions vraies qui forment un ensemble sont dites telles dans des contextes. Il n'y a pas une réalité, mais diverses représentations, chacune cohérente, dont l'ensemble constitue la réalité. Chaque proposition vraie est dite telle par rapport à l'ensemble des autres propositions vraies dans le même contexte. Tout examen de la vérité ou de la fausseté d'une proposition doit d'abord passer par l'examen des questions où? », quand? » A. Lercher, Les Mots de la philos., 1985, p. 342.♦ Valeur de vérité. Valeur vraie ou fausse d'une proposition. Si la valeur de vérité d'une proposition élémentaire est supposée donnée avant tout calcul par simple constat empirique ou expérimentation scientifique, celle de toute proposition complexe est fonction des valeurs de vérité des propositions élémentaires qu'elle contient ainsi que du jeu des opérateurs qui les lient et les transforment D. Vernant, Introd. à la philos. de la log., 1986, p. 14.V. proposition ex. de vérité. V. table III Lang. α [P. oppos. à erreur, ignorance] Connaissance conforme à ce qui existe ou a existé; expression de cette connaissance. Figurez-vous les drapeaux entourés de vingt, trente ou cinquante hommes au plus, criant à l'envi Les lâches sont à l'abri, et nous périssons ici dans la misère! » C'était la triste vérité Hist. paysan, t. 2, 1870, p. 235.V. avouer ex. 194. L'Algérie restait sa passion. Mythologique ou vécue, Marc l'avait dans la peau .... La vérité ? Marc en disposait. Elle n'était jamais figurative ou fidèle à l'histoire, elle était lyrisme pur, célébration, flamboiement. Il suffisait qu'on le crût pour qu'il crût lui-même avoir dit vrai. Y. Queffélec, Le Charme noir, 1988 [1983], p. Avoir le respect, le souci de la vérité; être très éloigné, à cent lieues, près, proche de la vérité; s'écarter, aller à l'encontre de la vérité; être, demeurer en dessous, au-dessous de la vérité, fidèle à la vérité; poursuivre, traquer, débusquer la vérité; entrevoir, mettre au jour, laisser percer, filtrer la vérité; mener, parvenir à la vérité; mettre le doigt sur la vérité; posséder, proclamer la vérité; avoir peur de la vérité; reculer devant la vérité; accepter, admettre, reconnaître, refuser la vérité; regarder la vérité en face; ne pas supporter la vérité; la vérité se dévoile, se découvre, se dégage, se fait jour, se livre, jaillit, surgit, prend forme, éclate, saute au visage; l'affreuse, la brutale, la cruelle, la dure, l'horrible, l'odieuse, la terrible vérité; faire la vérité complète, toute entière, totale sur qqc.; la vérité à tout prix, sans ménagement.− En appos. Opération vérité. Opération au cours de laquelle on décide de porter à la connaissance de tous, des informations qui ne sont pas habituellement diffusées. Et si votre chef de service vous convoquait demain matin pour vous dire Dupont, la direction a décidé une opération vérité sur les salaires de tous les cadres de la société. D'ici quinze jours, faites-moi une analyse précise de vos fonctions » Le Point, 5 janv. 1976, p. 56, col. 1.− [Figé dans des tours du type voilà la vérité, la vérité est que/c'est que; pour renforcer ce qu'on affirme ou rectifier ce que dit qqn d'autre] Courpière J'éprouve, en effet, pour elle un respect qui me coupe bras et jambes. Robert Esprels Je te prie de ne pas te payer ma tête... La vérité, c'est que Mmede Passelieu ne te dit rien, parce qu'une autre... te dit trop Hermant, M. de Courpière, 1907, ii, 4, p. 16. ... Moi je vous ai bien reconnu tout de suite. » Elle dit cela comme si elle m'avait reconnu tout de suite dans le salon, mais la vérité est qu'elle m'avait reconnu dans la rue ... Proust, Fugit., 1922, p. 574.Fanny ... je ne voudrais pas que vous engagiez votre parole sur un mouvement de pitié. Pannisse Pitié? Qué pitié? Alors, tu n'as pas compris ce que je t'ai dit? Fanny, je te jure que jamais un homme n'a fait une action aussi égoïste que moi en ce moment. Je me fais plaisir, voilà la vérité Pagnol, Fanny, 1932, ii, 6, p. 138.− Fam. [P. allus. à l'expr. proverbiale il n'y a que la vérité qui blesse/qui offense; pour signifier à qqn que s'il ressent un reproche ou un propos comme offensant, c'est que celui-ci est justifié] − Monsieur le comte, je vous somme de vous expliquer. » − La vérité blesse toujours, » fit négligemment l'Italien. − Drôle, » cria le prince, et il lui jeta, à travers la table, sa serviette au visage Péladan, Vice supr., 1884, p. 299. V. offenser B 3 b ex. de Las Cases.− Locutions♦ Loc. dire la vérité; pour dire toute la vérité. [En incise ou au déb. d'une prop.; introd. une précision] Synon. à dire vrai v. dire1II C 5 a, pour dire vrai*, sans mentir*, pour être franc v. franc3II A 1.Je prévois que vous m'entraînerez dans une longue et triste dissertation dont je ne sais pas trop, à vous dire la vérité, comment je me tirerai, sans tromper votre attente ou sans vous ennuyer J. de Maistre, Soirées St-Pétersb., t. 1, 1821, p. 445.Je me plaignais bien encore à ma mère des cruautés horribles d'Alphonsine; mais elle me faisait plus de peur que de mal et, pour dire toute la vérité, elle ne me faisait ni mal ni peur A. France, Pt Pierre, 1918, p. 144.Être dans la vérité. [P. oppos. à être dans le faux v. faux2III A 1, être dans l'erreur*] Analyser un fait, un phénomène, d'une manière qui est conforme à la réalité. Synon. être dans le vrai*.M. J. Lefebvre ... démolit de fond en comble la thèse du néo-latinisme, en établissant que l'abbé Espagnolle, dans son ouvrage l'Origine du français, était dans la vérité Fulcanelli, Demeures philosophales, t. 1, 1929, p. 112.Loc. la vérité. [Introd. une précision ou une rectification] Synon. en vérité infra, en réalité*, à dire vrai*, à dire la vérité*.Qu'ai-je donc perdu avec la jeunesse? ... Quelques illusions qui me remplissaient à la vérité et passagèrement d'un bonheur assez vif, mais qui étaient cause, par cela même, d'une amertume proportionnée Delacroix, Journal, 1849, p. 297.Incapable de résister davantage à sa curiosité, elle questionna d'un ton qu'elle tâcha de rendre indifférent mais qui, à la vérité se révéla bourré d'anxiété Guèvremont, Survenant, 1945, p. 218.Dans la vérité vieilli. Même sens. Elle éteignit les lumières, mit de la cendre sur notre feu, s'approcha nu-pieds de la croisée, et tâcha de voir qui frappait. Mais, dans la vérité, c'était pour faire signe à Lamontette de se retirer et qu'elle n'était pas libre Restif de La Bret., M. Nicolas, 1796, p. 216.En vérité. Synon. de à la vérité supra, dans la vérité supra.Parfois, M. Lavoine disparaissait comme un lutin. Il restait quelques jours absent et ne donnait sur ses fugues aucune sorte d'explication. Personne, en vérité, ne lui demandait la moindre explication Duhamel, Suzanne, 1941, p. 226.V. feinte ex. 2.[Corresp. à certaines valeurs de vraiment; avec valeur intensive, indique qu'une dénom. est prise dans son sens le plus complet] À cette idée d'un os à moelle du milieu de la période quaternaire, il éclatait de rire comme si on lui avait conté une bonne farce! Est-ce qu'à notre époque un savant, un véritable savant, digne en vérité de ce nom de savant, pouvait encore s'intéresser à un squelette du milieu de la période quaternaire! G. Leroux, Parfum, 1908, p. 63.[Renforce un groupe nom. exprimant un jugement] Synon. de assurément, certainement, certes, sûrement.[L'union du paysan avec la terre] est austère, elle prend tous les jours, toutes les heures. Et tout y est du côté de l'homme inquiétude et labeur; sans compter les coups du sort .... Rude école de patience en vérité, de résignation et de ténacité. Parce que rien n'est acquis aux champs, et semer n'est pas récolter Pesquidoux, Livre raison, 1928, p. 261.[Fonctionne comme adv. de phrase, dans une situation de dialogue, en tête ou en fin de prop.] En vérité, madame, je ne comprends pas... Votre trouble... pour une chose si simple! Je regrette de vous avoir indisposée Vogüé, Morts, 1899, p. 331.Je vous félicite. Mais je ne vois pas pourquoi je suis avertie la première [de vos fiançailles]. C'est trop d'honneur, en vérité. Elle est jeune? R. Bazin, Blé, 1907, p. 220.[Dans des tours exclam.; marque l'émotion, l'indignation] Il te sied bien, en vérité, de faire l'Adam d'avant le mensonge! Reconnais enfin où tu es, regarde! Milosz, Amour. init., 1910, p. 150.[Sert à renforcer une interr.] − Bah! dit Monte-Cristo, impossible. − Cela est pourtant comme je vous le dis. − Ah! vraiment! dit Monte-Cristo, et vous en avez la preuve? − Je l'avais du moins? − Et vous l'avez perdue, maladroit? − Oui; mais en cherchant bien on peut la retrouver. − En vérité! dit le comte, contez-moi cela, monsieur Bertuccio! car cela commence véritablement à m'intéresser Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 632. β En partic.− [Dans des cont. évoquant la dissimulation, le mensonge; p. oppos. à invention, mensonge] Cacher, détenir, taire, étouffer, avouer, confesser, révéler, raconter, livrer, déballer, déformer, arranger la vérité sur qqc.; flairer, soupçonner, deviner, exiger, obtenir, rétablir la vérité sur qqc.. L'attente se prolongeait. Elle sourit enfin − Dis la vérité, mon grand », fit-elle, avec un geste aventureux de la main. On ne se repent jamais de ne pas mentir » Martin du G., Thib., Cah. gr., 1922, p. 676.Je lui rappelai [à un cancérologue] ce jour, à la télé, où je l'avais entendu expliquer qu'un malade ignorant la vérité, se laissant mener par la maladie, au lieu d'agir, mourait doublement un malade qui affrontait lucidement son sort ne disparaissait jamais pour les autres A. Francos, Sauve-toi, Lola!Paris, J'ai lu, 1984 [1983], p. 171.V. absolument ex. 18, avouer ex. 5, hypocrite I ex. de Rolland, mensonge A ex. de Renard.♦ [Dans un cont. métaph.] Déguiser, farder, maquiller, travestir la vérité; faire un croc en jambes, une entorse à la vérité; tourner le dos à la vérité. Ce fut avec avidité que je m'en emparai pour la lire [l'histoire de sa vie]. Mais je ne tardai pas à m'apercevoir qu'elle y avait tu, adouci, ou déguisé la vérité Restif de La Bret., M. Nicolas, 1796, p. 100.Vérité toute nue. [Par recoupement avec supra 1reSection I A 1 a β représentation allégorique de la vérité] L'Inspecteur Mes remerciements, Mesdemoiselles. J'espère que grâce à vos indications, nous allons voir enfin la vérité toute nue Giraudoux, Intermezzo, 1933, i, 5, p. 49.♦ [Avec redoublement intensif] La vérité vraie. La vérité pure, celle qu'on dit sans détour, sans ornement. Ce qu'il voulait dire était très beau, très fort, de quoi soulever une montagne. Et tout se ratatinait, une fois écrit, devenait con et ridicule. Alors, de rage, il avait gribouillé n'importe quoi sur un bout de papier, l'essentiel, la vérité vraie Je t'aime et j'ai du chagrin » G. Dormann, Je t'apporterai des orages, Paris, Le Livre de poche, 1973 [1971], p. 104.♦ Jeu de la vérité. Jeu qui consiste à dire ce qu'on pense des personnes présentes, en général ou sur des points particuliers, les joueurs passant sur la sellette soit à tour de rôle soit ensemble d'apr. Cl. Aveline, Le Code des jeux, 1961, p. 250. Asseyez-vous là on va jouer au jeu de la vérité, dit Claudie. Je déteste ce jeu; je ne dis jamais que des mensonges et ça m'est pénible de voir mes partenaires, avides d'exhiber sans se nuire le mystère qui les habite, s'interroger avec scrupule et ruse Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 185.♦ Sérum de vérité. Substance narcotique qui plonge une personne dans un état tel qu'elle ne peut que répondre la vérité à toute question qu'on lui pose. Synon. penthotal penta- I A 5.On n'a pas insisté [dans les journaux] sur son utilité [de la narcoanalyse] pour guérir les troubles d'origine psychique, faire le diagnostic d'une affection ou analyser le subconscient mais on l'a présentée comme le sérum de vérité. Quittant les hôpitaux, la narcoanalyse a pénétré au prétoire P. Chauchard, Hypnose et suggestion, 1970, p. 9.♦ ExpressionsFam. S'il le dit, c'est que c'est la vérité. [Pour exprimer que l'on fait confiance à qqn à propos d'une chose que l'on ne peut vérifier soi-même] Langle de Cary continue ... Jusqu'à maintenant nous ne semblons pas avoir beaucoup souffert [du tir d'écrasement]... » Un rire très gai secoua la poitrine de Joffre − S'il vous le dit, c'est que c'est la vérité. Lui, jusqu'à présent, il n'a pas l'impression d'avoir beaucoup souffert... C'est un fait Romains, Hommes bonne vol., 1938, p. 47.[Dans des tours exclam. de la lang. parlée, dans un dialogue, sert à renchérir sur ce qu'on vient d'affirmer face à un interlocuteur sceptique] − Ne dites pas ça, allons... − C'est la vérité, monsieur Haudoin. − Vous exagérez, Mainehal, vous exagérez. − Non, monsieur Haudoin, non. Pourquoi voulez-vous que j'exagère? Aymé, Jument, 1933, p. 129.− Dis donc pas de conneries. − Tu me crois point? − Sûr que non. − Ah ben, brailla Goubi, c'est quèque chose! Pour une fois que c'est la pure vérité du bon Dieu! Fallet, Un Idiot à Paris, 1990 [1966], p. 126.Dis la vérité. [Dans le parler pied-noir, interr. moqueuse en fin de phrase] [Nous ferons la route à pied.] Ti as fait la mise au point à tes rémorqueurs, dis la vérité? Musette, Cagayous aviat., 1909, p. 7.Expr. proverbiale. La vérité sort de la bouche des enfants. [Pour exprimer qu'un enfant dans son innocence, n'est pas encore capable de la dissimulation ou de la rouerie de l'âge adulte] Un jour, j'avais dit à Alice de Roquefeuil − Pourquoi est-on comme ça avec Madame de Vaugiraud?... − Comment, comme ça?... − Ben, on n'a jamais l'air de voir qu'elle est là... même quand on est chez elle... excepté Alphonse et Grand-père qui sont gentils pour elle, personne ne lui parle... Et Alphonse de Roquefeuil avait conclu, avec son sourire triste − La vérité sort de la bouche des enfants! Gyp, Souv. pte fille, 1928, p. 192.[P. allus. au proverbe lat. In vino veritas; pour exprimer qu'une pers. ivre révèle par ses propos ou par son comportement, des choses qu'elle arrive à dissimuler lorsqu'elle est à jeun] C'est la guerre qui m'a sauvé en me tirant de là et en me jetant anonyme parmi le peuple en armes, un matricule parmi des millions d'autres. 1529. Quelle ivresse! La vérité est dans le vin. La vérité et la liberté Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 194.− [Dans le cadre d'une enquête, d'une investigation mettant notamment en cause le témoignage hum.] Ce qu'une personne a effectivement vu, perçu ou accompli. [Les soldats] s'ouvrent à la joie de revivre posément et sans risque. Pour un peu ils se tâteraient les os afin d'être sûrs qu'ils sont encore bien vivants. Les visions de cauchemar qui leur reviennent les en feraient douter encore. Il faut sans hâte prendre contact avec leurs chefs et avec eux-mêmes pour démêler petit à petit la vérité et reconstituer les premiers combats de Vaux Bordeaux, Fort de Vaux, 1916, p. 77.La détention préventive qui peut être ordonnée de manière à éviter qu'une personne sur laquelle pèsent de graves soupçons puisse se soustraire au jugement ou commettre des actes qui empêcheraient la manifestation de la vérité Belorgey, Gouvern. et admin. Fr., 1967, p. 48.♦ [P. allus. à la formule du serment demandé à une pers. qui témoigne devant un tribunal Vous jurez de dire, la vérité, toute la vérité, rien que la vérité; levez la main droite et dites je le jure] Ça court les rues les braves gens prêts à sacrifier quelques années de votre belle jeunesse pour dire la vérité, rien que la vérité, cette putain de vérité dans sa totalité! B. Blier, Les Valseuses, Paris, J'ai lu, 1989 [1972], p. 60.b α Conformité d'une affirmation à la réalité. Quand un homme perd sa liberté, dit Homère, Jupiter lui enlève la moitié de son âme. Ce mot d'Homère est d'une vérité sublime. Telle est en effet la bonté de la Providence; elle nous ôte dans nos douleurs les facultés qui nous les rendraient intolérables P. Leroux, Humanité, 1840, p. 31.[Les fédérés] chantaient, ils buvaient, ils jouaient aux cartes, tous, jeunes et vieux, en bonnets rouges ou chapeaux à cornes; et c'est là que je reconnus la vérité de ce que Chauvel nous avait raconté du peuple parisien, qui vit partout comme dans ses vieilles rues, sans s'inquiéter du reste Hist. paysan, t. 2, 1870, p. 39.SYNT. Estimer, dégager, établir, constater, attester, confirmer, prouver, garantir, contester, méconnaître, altérer, affaiblir la vérité de qqc.; conclure, croire à la vérité de qqc.; trancher de la vérité de qqc.; être dénué, manquer de vérité; avoir, contenir une vérité fragmentaire, tronquée; être d'une vérité littérale, rigoureuse, infaillible, passagère, probable, approximative, totale; un détail criant de vérité.− Expr. Il y a de la vérité, il y a quelque/beaucoup/peu de vérité dans des propos. [Pour exprimer qu'on accorde un crédit aux propos de qqn, qu'on lui reconnaît de la perspicacité, de la lucidité à propos d'une situation donnée] Il y a sans doute quelque vérité dans ce vieux préjugé que les fous connaissent l'avenir; mais, quand tout l'avenir devrait m'être dévoilé, je ne voudrais point être fou Alain, Propos, 1914, p. 181. − ... Tu sais ce que c'est, une putain? − C'est des personnes qui se défendent avec leur cul. − Je me demande où tu as appris des horreurs pareilles, mais il y a beaucoup de vérité dans ce que tu dis E. Ajar, La Vie devant soi, 1990 [1975], p. 23. β En partic. Caractère de ce qui n'est pas suspect de dissimulation ou de mensonge. S'assurer, témoigner de la vérité d'un récit, d'un soupçon. Il a énuméré tous les soufflets qu'il avait reçus d'elle, sans jamais les rendre. Interrogée par le président sur la vérité des allégations de son mari, Jeanne a répondu qu'elle ne se rappelait plus,... que la violence appelait la violence Goncourt, Journal, 1894, p. 704.La parole confère une vérité neuve à ce que le temps nous a dérobé; elle en prête même une, quelquefois, aux mensonges A. Hardellet, Le Seuil du jardin, 1979 [1966], p. 172.♦ Vérité historique, vérité de l'histoire. Certitude qui porte sur la nature des sources et sur la fiabilité de l'historien. En fait, lorsque l'histoire est vraie, sa vérité est double, étant faite à la fois de vérité sur le passé et de témoignage sur l'historien Marrou, Connaiss. hist., 1954, p. 229.− ÉCON. Vérité des prix. V. prix I B [Le plus souvent dans des loc. ou en constr. syntagm.] α Objectivité d'une personne; expression de cette objectivité. La vérité parle par sa bouche. Bien loin qu'il [le mariage des prêtres maronites] ait nui, comme on affecte de nous le dire, à la pureté des mœurs sacerdotales ..., on peut dire avec vérité que, dans aucune contrée de l'Europe, le clergé n'est plus pur ... qu'il l'est ici Lamart., Voy. Orient, t. 2, 1835, p. 103.♦ La vérité oblige/force qqn à/de + en dînant, Albert ne put s'empêcher de remarquer la différence notable qui existait entre les mérites respectifs du cuisinier de maître Pastrini et de celui du comte de Monte-Cristo. Or la vérité força Franz d'avouer, malgré les préventions qu'il paraissait avoir contre le comte, que le parallèle n'était point à l'avantage du chef de maître Pastrini Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 516.La profondeur des bois m'inspirait dès ma plus tendre enfance un plaisir mélancolique. Toutefois la vérité m'oblige à dire que, m'étant enfoncé dans les fourrés où la lumière tombait à travers la feuillée en disques d'or, je m'éloignai à la hâte, de peur des rôdeurs qui troublaient ma solitude A. France, Vie fleur, 1922, p. 324. β Sincérité d'une personne; expression de cette sincérité. Ami, reprend très-vivement l'archevêque, répondez-moi avec vérité, l'avez-vous laissé sans espoir? Cottin, Mathilde, t. 2, 1805, p. 328.Il faut nous parler en toute vérité, comme de bons amis Rolland, Nouv. journée, 1912, p. 1456.Tous [nos juges d'instruction] savent et admettent que l'émotion et l'accent de vérité du témoin ne créent pas la connaissance du fait, qu'au contraire ils la supposent, et c'est précisément parce qu'ils la supposent, qu'on en tient compte Théol. 4, 11920, p. 821.− P. méton.♦ Honnêteté, authenticité d'une parole, d'un sentiment. Garde-toi de prendre des détours dans ton cœur, pour t'autoriser à jurer, si tu n'es pas sûr de la vérité de ton serment Ami Fritz, 1864, p. 139.Il n'est pas d'autre mesure à la valeur morale de notre amour ou de son objet que la profondeur et la vérité de notre sentiment Milosz, Amour. init., 1910, p. 163.V. paraître1I A 1 ex. de Restif de la Bretonne.♦ [À propos d'une pers.; avec valeur intensive] Elle qui était la sagesse, la droiture et la vérité même Fromentin, Dominique, 1863, p. 184.B. − Domaine de la création littér. et artist.[P. oppos. à académisme, conventionnalisme]1. Accord d'une œuvre avec la réalité ou avec l'idée qu'on s'en Ressemblance précise et vivante d'une œuvre avec son modèle. Un crabe en bronze d'une exécution si troublante de vérité que j'étais tenté de le croire surmoulé, si le naturaliste Pouchet ne m'avait affirmé qu'il n'en était rien, se basant sur l'absence de certains organes de la génération Goncourt, Journal, 1894, p. 684.b Caractère spontané, vivant, naturel d'une œuvre. Les connaisseurs remarquent ... que la vive invention, le naturel, le grand élan du cœur, la vérité parfaite, dont les premières œuvres de Michel-Ange sont remplies, ont disparu [dans le Jugement dernier] Taine, Philos. art, t. 1, 1865, p. 17.Heure d'émerveillement [à la télévision] la Belle Vie ... de Jean Anouilh, joyeusement réalisée par Lazare Iglésis. Le bonheur de jouer Anouilh nimbait les comédiens. On reconnaît la vérité d'une œuvre à ce qu'elle réjouit d'abord les interprètes. Un signe qui ne trompe pas, parce qu'il est aussi difficile de simuler la volupté intellectuelle que l'intelligence Le Figaro Magazine, 17 oct. 1987, p. 71, col. 1.V. naturaliste ex. 2, réaliste C 2 ex. de Morand.− En partic. Réalisme, authenticité du sujet restitué par l'artiste. Les eaux étaient d'une profondeur inouïe [dans un tableau de M. Decamps] ; les grandes ombres qui coupent les pans des maisons et dorment étirées sur le sol ou sur l'eau avaient une indolence et un farniente d'ombres indéfinissables. Au milieu de cette nature saisissante, s'agitaient ou rêvaient de petites gens, tout un petit monde avec sa vérité native ou comique Baudel., Salon, 1846, p. 141.[Les impressionnistes] ont observé ces êtres [les paysans et les ouvriers] dans la vérité de leurs occupations au lieu de les ankyloser dans une pose factice, et de peindre des déguisés Mauclair, Maîtres impressionn., 1923, p. 37.2. Qualité de naturel, de sincérité d'un interprète, d'un acteur. Lorsqu'il [Jean Gabin] était en face de vous, qu'il vous donnait la réplique, il était tellement juste » et il émanait de lui une telle vérité, un tel magnétisme qu'il finissait par vous communiquer un peu de son talent C. Mars ds A. Brunelin, Gabin, Paris, J'ai lu, t. 2, 1989 [1987], p. 56.3. Accord de l'œuvre avec la réalité et ses caractères, considéré par l'écrivain ou par l'artiste comme un objectif à atteindre. L'apparence de vie » et de vérité », qui est l'objet des calculs et des ambitions du romancier, tient à l'introduction incessante d'observations, − c'est-à-dire d'éléments reconnaissables, qu'il incorpore à son dessein. Une trame de détails véritables et arbitraires raccorde l'existence réelle du lecteur aux feintes existences des personnages Valéry, Variété[I], 1924, p. 169.V. exactitude B 1 ex. de Delacroix et de Gautier5. Picasso veut la vérité. Non pas cette vérité fictive qui laissera toujours Galatée inerte et sans vie, mais une vérité totale qui joint l'imagination à la nature, qui considère tout comme réel et qui, allant sans cesse du particulier à l'universel et de l'universel au particulier, s'accommode de toutes les variétés d'existence, de changement, pourvu qu'elles soient nouvelles, qu'elles soient fécondes. Éluard, Donner, 1939, p. 94.− En partic. Expression littéraire ou artistique qui s'inspire directement de la réalité humaine, concrète, quotidienne. Je suis allé carrément mon chemin. Cette franchise des situations et du style a révolté. Ma vérité a été sifflée, et l'on a hué ma fantaisie Zola, Bouton de rose, 1878, p. iv.V. naturalisme ex. 2, réalisme C 1 ex. de Baudelaire.− En appos. Du théâtre vérité [la pièce de Wenzel Marianne attend le mariage »] qui trace des ondes dans nos mémoires L'Express, 14 mars 1977, p. 14, col. 2.C. − 1. PHILOS. [Chez les Grecs et dans la tradition des scolastiques] Vérité ontologique. Conformité d'un être ou d'un objet avec la pensée, avec son type idéal, avec la pensée divine. Ce qu'elle [la connaissance intellectuelle] cherche ..., c'est à le définir [son objet] et à le caractériser, c'est-à-dire à le saisir dans sa permanence et dans sa généralité, hors de la vie, pourrait-on dire, sans les variations perturbant l'évidence typique et immuable! Jamais cette tendance ne fut poussée plus loin que dans la théorie platonicienne qui, par delà les apparences, toujours plus ou moins liées à l'événement qui passe, affirme une vérité absolue qui sera l'Idée des choses Huyghe, Dialog. avec visible, 1955, p. 398.La vérité au sens logique et humain est une vérité dérivée; son fondement est la vérité ontologique, l'accord de l'être créé avec la pensée de Dieu Bochenski, La Philos. contemp. en Europe, trad. par Fr. Vaudou, 1967, p. 197.2. P. ext. Ce qui constitue la valeur d'un être ou d'un objet, lui est essentiel et justifie son existence. Découvrir sa vérité; accomplir la vérité de son être. Chaque être, si misérable qu'on le suppose, a néanmoins sa vérité. Mais qu'importe la vérité des êtres à qui n'a jamais entrepris de rechercher sa propre vérité? Bernanos, Joie, 1929, p. 536.Quand nous voulons penser le mouvement ..., nous nous plaçons aussitôt dans l'attitude critique ou attitude de vérification, nous nous demandons ce qui nous est donné au juste dans le mouvement, nous nous apprêtons à rejeter les apparences pour atteindre la vérité du mouvement Merleau-Ponty, Phénoménol. perception, 1945, p. 309.♦ Subst. + de véritéTAUROM. Terrain de vérité. Sable de l'arène où le torero doit faire la preuve de son talent et de son courage. Sur le sol de l'arène, il [le torero] lutte pour être sauf, comme le veut son instinct, qui gouverne sur ce sol, et c'est bien pourquoi on appelle ce sol le terrain de la vérité » Montherl., Bestiaires, 1926, p. 524.P. anal. Désormais[dans l'espace ouvert] l'œuvre apparaît dans sa nudité essentielle. Mais c'est là, pour le comédien comme pour l'œuvre, une épreuve sans recours. La scène nue est terrain de vérité ». La médiocrité y est impitoyablement démasquée Serrière, 1959, p. 73.Heure, minute, instant, épreuve de vérité. Moment décisif, ultime, dans une confrontation, une compétition, une situation de crise ou de paroxysme, où chacun doit faire la preuve de ce qu'il est, sans se dérober, sans tricher. Pour Israël, voici l'heure de vérité .... La question posée désormais au gouvernement israélien est celle-ci contre une reconnaissance arabe ... est-il prêt à rendre des » territoires qui permettraient à un peuple sans patrie d'investir enfin son énergie dans la construction de son État? L'Événement du Jeudi, 14-20 mars 1991, p. 6II. A. − [P. oppos. à fiction, légende, rêve] Ce qui existe indépendamment de l'esprit qui le conçoit. Synon. ne suffit-il pas que tu sois l'apparence, Pour réjouir un cœur qui fuit la vérité? Qu'importe ta bêtise ou ton indifférence? Masque ou décor, salut! J'adore ta beauté! Baudel., Fl. du Mal, 1860, p. 172.Un rêve ne dure pas, sans doute celui d'Hélène est-il déjà terminé, tandis que la réalité est toujours là, imperturbable et constante. Rien n'est plus persévérant que la vérité, on essaie de l'oublier, on y parvient et vlan! la revoilà, narquoise. On marche toute sa vie dans du présent Fr. Dard, La Crève, 1989 [1946], p. 39.− [Avec compl. prép. de] La vérité des choses, de la vie. La réalité concrète. Quand on songe que tout le mouvement intellectuel accompli jusqu'ici a été réalisé par des hommes malheureux, souffrants, harcelés de peines ..., et que nous-mêmes nous en recueillons la tradition, ... on prend en meilleure estime cette nature humaine, capable de poursuivre si énergiquement un objet idéal. Il est temps, définitivement de revenir à la vérité de la vie, et de renoncer à tout cet artifice de convention, reste de nos distinctions aristocratiques et de la société artificielle du XVIIesiècle Renan, Avenir sc., 1890, p. 462.− En partic. Le réel en tant que sujet de la littérature ou de l'art. Ce Courbet-là ... nous regarde, nous fouille ... puis, résumant nos laideurs, il nous peint dans notre vérité, afin de nous faire rougir Zola, Mes haines, 1866, p. 29.B. − Nature profonde d'une personne, par opposition aux apparences ou à l'idée plus ou moins juste qu'on se fait d'elle. Charlotte m'a aimé pour des raisons absolument différentes de celles qu'avait su aménager ma naïve psychologie. Elle est morte, désespérée, quand, à la lumière d'une explication tragique, elle m'a vu dans ma vérité. Alors je lui ai fait horreur Bourget, Disciple, 1889, p. 129.On ne croit pas que ça existe si fort, ce petit monde. On vit tout au milieu de lui, sans presque le voir, tant c'est simple. Et puis, un soir, au bout d'une trop longue solitude, on retrouve ses enfants un à un, le vrai regard de leurs yeux vivants, la vérité de leurs petites personnes et c'est quand on les a perdus Genevoix, Raboliot, 1925, p. 313.− Loc. adv., rare. En vérité. Tel qu'en lui-même. Le comte Michele Cantarini ne livrait pas facilement le secret de la nature élevée, violente, impatiente qui était la sienne. Une année durant, Paulina s'était aimée elle-même dans la personne de Michele; à présent Michele lui apparaissait en vérité Jouve, Paulina, 1925, p. 100.2eSection. Au sing. ou au plur. [Le plus souvent avec art. indéf.]I. A. − PHILOS., THÉOL., lang. des sc. Énoncé conforme à la réalité. Adhérer à une vérité; enseigner, professer des vérités; une vérité moyenne, provisoire, définitive; une vérité fondamentale, reconnue, objective, irréfutable. Ce qui fait le prosélytisme, ce qui entraîne le monde, ce sont des vérités incomplètes. La vérité complète serait si quintessenciée, si pondérée qu'elle n'exciterait pas assez les passions, et ressemblerait au scepticisme Renan, Avenir sc., 1890, p. 446.V. aberration ex. 1, absolu ex. 78, principe ex. 1, réalité ex. 4, relatif B 1 ex. de Le Dantec♦ Vérité + adj. ou compl. déterminatif indiquant son domaine d' morale, philosophique; vérités des mathématiques, de la physique. Karl Marx avait énoncé avec profondeur une vérité économique en disant que le capital est une relation sociale Perroux, Écon. XXes., 1964, p. 255.Chacun va répétant qu'une vérité scientifique n'a de valeur qu'en référence au système global qui la contient et la rend possible allégation qui prend son meilleur sens dans l'univers du discours mathématique M. Serres, Hermès I, La Commun., 1984 [1969], p. 78.V. présomption A 1 ex. de Langlois.♦ Le plus souvent au plur. Vérités éternelles, révélées, absolues, logiques, a priori, de raison, analytiques. Vérités constantes et nécessaires au regard des sciences, indépendantes de l'expérience au regard de la logique, reconnues comme provenant de Dieu par les philosophes classiques et par les religieux. Distinguer un plan des vérités a priori et un plan des vérités de fait, ce que doit être le monde et ce qu'il est effectivement Merleau-Ponty, Phénoménol. perception, 1945, p. 255.[Les jugements a priori] sont d'abord valables dans le plan idéal parce qu'ils expriment des relations entre essences. À ce niveau, ils sont nécessaires. C'est ce que la tradition cartésienne appelait les vérités éternelles » R. Verneaux, Crit. de la Crit. de la raison pure de Kant, 1972, p. 107.V. éternel II A ex. de relatives, contingentes, d'expérience, de fait, synthétiques. Vérités liées au monde de l'expérience, établies par l'observation scientifique. La loi de Newton est une vérité d'expérience; comme telle elle n'est qu'approximative, ce qui montre que nous n'avons encore qu'une définition par à peu près H. Poincaré, Valeur sc., 1905, p. 44.V. réel II A ex. de Gds cour. pensée math.♦ Vérité première. LOG. Vérité évidente, indémontrable. Suivant le vœu de Bacon, il [le père Buffier] entreprenait de découvrir le fondement des principes, et de faire un traité des vérités premières Destutt de Tr., Idéol. 3, 1805, p. 134.Lang. cour. Vérité première. Idée de base, essentielle, qui s'impose d'elle-même. Voilà, il me semble, ce qui plus que toute autre chose est une vérité première c'est que le théâtre, art indépendant et autonome, se doit pour ressusciter, ou simplement pour vivre, de bien marquer ce qui le différencie d'avec le texte, d'avec la parole pure, d'avec la littérature, et tous autres moyens écrits et fixés Artaud, Théâtre et son double, 1938, p. 126.Ils étaient beaux, les jardins de mon père. Plus tard encore, mes voyages me confirmeront cette vérité première le paradis est un jardin. Toutes les civilisations le disent à leur manière N. Avril, Dans les jardins de mon père, Paris, France Loisirs, 1990 [1989], p. 37.Fam., p. iron. Vérité première. Opinion arrêtée, considérée par celui qui l'énonce comme allant de soi pour tous. De bonnes, de grosses vérités premières. Lili déversait ses vérités premières et ses poncifs qui lui tenaient lieu de pensée G. Dormann, Je t'apporterai des orages, Paris, Le Livre de poche, 1973 [1971], p. 29.Expr. Il pleut des vérités premières. [Pour exprimer qu'un dialogue ou un débat n'a aucun intérêt parce que rempli d'évidences, de propos redondants] Sur le calcul encore de la science que nous avons fait sur quarante ans. − Encore un calcul, ou le même, sur quarante ans. Quarante ans peut être quarante ans d'âge ou quarante ans de durée. Sous cette réserve que c'est la durée qui amène l'âge. Il pleut des vérités premières Péguy, comte Hugo, 1910, p. 764.− [Dans une perspective relativiste; l'accent est mis sur l'aspect temp. des vérités, une vérité pouvant être une certitude à une époque et se révéler plus tard partielle, caduque ou fausse] Tout le monde, aujourd'hui ... consent qu'il n'y ait pas de notions, de principes, pas de vérité comme on disait jadis, qui ne soient sujets à revision, à retouche, à refonte; pas d'action qui ne soit conventionnelle, pas de loi écrite ou non, qui ne soit qu'approchée Valéry, Variété III, 1936, p. 198.B. − Lang. Idée conforme à la réalité ou tenue pour telle. Synon. certitude, convaincu, pénétré d'une vérité; convenir d'une vérité; une vérité flagrante, limpide, lumineuse; une vérité méconnue, rebattue, dérangeante, désolante. Les passions nous découvrent une infinité de vérités sur nous, vérités pour nous au moment où nous les voyons, mais le plus souvent très éloignées d'être réellement vraies Stendhal, Journal, t. 2, 1806, p. 249.V. lapalissade ex. de Mauriac, nature ex. 12, plaider II B 2 b ex. de Martin du Gard, sagesse ex. 16. Singulier pays [l'Algérie] qui donne à l'homme qu'il nourrit à la fois sa splendeur et sa misère! La richesse sensuelle dont un homme sensible de ce pays est pourvu, il n'est pas étonnant qu'elle coïncide avec le dénuement le plus extrême. Il n'est pas une vérité qui ne porte avec elle son amertume. Camus, Noces, 1938, p. 49.♦ Vérité de La Palice, de La Palisse, de M. de La Palisse. Vérité trop évidente. Synon. lapalissade, est évident que pour s'occuper d'histoire grecque, il faut consulter des documents rédigés en langue grecque, et, par conséquent, savoir le grec. Vérité de La Palice, dira-t-on. Observez cependant que l'on agit très souvent comme si l'on n'en avait pas conscience Langlois, Seignobos, Introd. ét. hist., 1898, p. 32.En disant que le matérialisme eût été impensable avant Napoléon, je n'entends pas que les circonstances ne s'y fussent pas prêtées, − vérité de M. de La Palisse, − mais que sa doctrine même, son corps, sa politique et son éthique sont tout imprégnés de napoléonisme Bloch, Dest. du S., 1931, p. 297.− [P. oppos. à mensonge] Information sûre, confirmée. − T'en es sûr? Mais on devait être relevés demain... Pas possible, c'est un bobard... qui c'est qui t'a dit ça? Bouffioux, fort des vérités qu'il apporte, se tourne simplement vers son second − Ce que c'est pas vrai? Dorgelès, Croix de bois, 1919, p. 79.Par brassées, il achète les journaux dont les mensonges ... vous mettront peut-être sur la piste de quelques vérités Arnoux, Solde, 1958, p. 252.− Expr. proverbiale. Toute vérité n'est pas bonne à dire. [Pour exprimer qu'il est préférable de dissimuler une vérité susceptible de blesser qqn, de perturber un équilibre] Nous prenons le cas extrême du Pouvoir politique et de l'opinion publique .... Si on croit à la vérité d'un ensemble d'idées liées à des structures, on ne peut pas ne pas s'interroger sur l'opportunité de transmettre des vérités partielles qui risquent de secouer les structures et peut-être de les détruire. Qu'on y réfléchisse, et l'on verra que la racine de la plupart des informations mauvaises et malhonnêtes est là. On peut en tirer la conclusion immédiate que toute vérité est bonne à dire » Salleron, Comment informer, 1965, p. 44.2. P. méton., le plus souvent au plur. Paroles exprimant une opinion tenue pour fondée. L'an prochain, Bel-Gazou aura plus de neuf ans. Elle ne proclamera plus, inspirée, ces vérités qui confondent ses éducateurs Colette, Mais. Cl., 1922, p. 278.[Le curé de Torcy] Enseigner, mon petit, ça n'est pas drôle! Je ne parle pas de ceux qui s'en tirent avec des boniments .... Des vérités consolantes, qu'ils disent Bernanos, Journal curé camp., 1936, p. 1071.− [Dans des loc. figées] Déclarations faites sans fard, sans ménagement, sans accommodement et donc souvent peu agréables pour leur destinataire. Lancer certaines vérités à qqn; dire des vérités offensantes; asséner de dures vérités; se jeter de sèches vérités à la face, à la figure, au front. Pardonnez-moi ma rude franchise. Mon intention n'est pas de vous blesser. Certaines vérités sont dures à entendre, à votre âge Villiers de L' Contes cruels, 1883, p. 58.L'abbé Grégoire fut des nôtres. Il a présidé la Convention. Il a dit au Sénat des vérités courageuses devant le maître qui écrase l'Europe Adam, Enf. Aust., 1902, p. 123.♦ Dire, envoyer ses quatre vérités à qqn; se dire, se crier ses quatre vérités. Tenir à quelqu'un des propos désagréables; lui faire, le plus souvent sur un ton véhément, des reproches qu'on estime justifiés. C'était la comtesse X... et sa dame de compagnie qui étaient en train de se crier leurs vérités Larbaud, Jaune, 1927, p. 183.Tu vas me les appeler tous .... Tu vas tous me les rabattre sur l'église. Ça ne leur fera pas de mal d'entendre une vraie messe et tu vas voir un peu, dans mon sermon, comme je leur dirai leurs quatre vérités Queffélec, Recteur, 1944, p. 217.II. − Chose réelle, visible. Synon. mantille espagnole est donc une vérité; j'avais pensé qu'elle n'existait plus que dans les romances de M. Crevel de Charlemagne Gautier, Tra los montes, 1843, p. 91.Nous sentons le gros mal de Jofroi. Nous savons que c'est une vérité, ce mal; au vu et au su de tout comme le soleil ou la lune, et nous faisons les fanfarons Giono, Solit. pitié, 1932, p. 135.REM. -vérité, élém. de compos. entrant dans la constr. de [Le 1erélém. est un subst.; -vérité est inv.] α [Indique que ce que désigne le 1erélém. dépeint la réalité sans fard, la vie dans ses aspects les plus quotidiens] V. théâtre vérité supra 1reSection I B 3 et aussiCinéma-vérité, subst. se métisser avec la civilisation occidentale, celles des Africains risquent de disparaître et Jean Rouch a fixé ce qui existait encore. ... Cinéma-vérité? Cependant, les personnages ne sont pas filmés à leur insu. Ils font ce qu'ils ont à faire, mais ils jouent, c'est leur droit, et le montage sera un coup de pouce de plus à la réalité brute Le Figaro, 6 mars 1987, p. 32, col. 5.Interview-vérité, subst. vous soyez amateur de musiques, de grands débats, d'interviews-vérité, de voyages ..., Télérama vous annonce et présente chaque semaine tous les programmes de toutes les radios françaises Le Nouvel Observateur, 20 sept. 1980, p. 127.Télé-vérité, subst. la parole aux actes, du portrait à la caricature, des dialogues de Jean Amadou à l'image de Jacques Besnard, c'est une bien jolie satire de la radio-mensonge et de la télé-vérité qu'on nous a donnée là [avec le feuilleton Allo Béatrice »] Le Nouvel Observateur, 16 nov. 1984, p. 18, col. 2. β Domaine de l'expr. artist. et littér.[Indique que ce que désigne le 1erélém. restitue son sujet de la manière la plus fidèle, la plus authentique] V. roman-vérité roman- B et aussiPhoto-vérité, subst. Salomon. Le premier reporter photographe qui, alliant la dignité à l'audace, jeta, vers 1930, les bases de la photo-vérité L'Express, 23 févr. 1976, p. 18, col. 3.Portrait-vérité, subst. 1984, à Londres, Helmut Newton, le photographe de l'érotisme sophistiqué et des corps insolents, fait le portrait d'Ava Gardner. Et sous le portrait-vérité, la légendaire beauté demeure intacte Paris-Match, 8 févr. 1990, p. 69, col. 1. γ [Indique que ce que désigne le 1erélém. ne présente aucune ambiguïté, aucun discours caché, ne dissimule rien]Dossier-vérité, subst. les dossiers-vérité Phox numéro 6 et 7, les caméras » et la projection cinéma », pas de problèmes Le Point, 21 mai 1979, p. 117.Taux-vérité, subst. vous ayez ou non un livret, que vous soyez jeune ou moins jeune ..., vous profiterez de taux avantageux clairement calculés les taux-vérité de l'Écureuil! Le Nouvel Observateur, 25 avr. 1977, p. 23.Test-vérité, subst. femme ou homme? un test-vérité présenté par Walter Lewino Le Nouvel Observateur, 6 janv. 1984, p. 38.b [Le 1erélém. est un préf. ou un élém. de compos.] V. contrevérité, non-vérité non- II B et aussiDemi-vérité, subst. ou déclaration qui ne reflète qu'incomplètement ce qu'on pense ou ce qui existe. Souvent ..., il s'identifiait à ses malades, qu'il lui arrivait pourtant de haïr avec leur demande de paternage, de réconfort, leurs regards effrayés, leur agressivité, leurs mensonges, les demi-vérités qu'il fallait négocier A. Francos, Sauve-toi, Lola!Paris, J'ai lu, 1984 [1983], p. 373.Prononc. et Orth. [veʀite]. Ac. 1694, 1718 verité; dep. 1740 vérité. Étymol. et Hist. I. Subst. A. 1. a α 2emoit. xes. veritiet en parlant de religion opinion conforme à ce qui est, par opposition à erreur » St Léger, éd. J. Linskill, 34; ca 1050 veritet Alexis, éd. Chr. Storey, 64; en partic. 1656 les vérités de l'Evangile Pascal, Les Provinciales, deuxième lettre, éd. L. Lafuma, p. 378; β 1585 plus gén. [cacher et obscurcir] la vérité des hautes et entières sciences N. Du Fail, Contes et discours d'Eutrapel, XXX ds Œuvres facétieuses, éd. J. Assézat, t. 2, p. 244; γ 1684 une vérité première et fondamentale J. Abbadie, Traité vérité relig. chrét., p. 4; 1910 p. iron. il pleut des vérités premières Péguy, comte Hugo, p. 764; b 1567 dire à qqn ses vérités lui dire des choses désobligeantes sans ménagement » Amyot, Brutus, 42 ds Littré; 1676 p. ext. lui dire des injures » Sévigné, Corresp., éd. R. Duchêne, t. 2, p. 398; c ca 1590 opinion accréditée ayant forme d'axiome mais pouvant être fausse » Montaigne, Essais, II, 12, éd. P. Villey et Saulnier, p. 579; 2. xiiie-xives. caractère de toute connaissance jugée vraie » Roman des sept Sages ds Le Livre des proverbes fr., éd. Le Roux de Lincy, t. 2, p. 434 [= ca 1210, Dolopathos, 352 ds maçue Vertez c'est la massüe Qui menteor ossist et tüe]; 3. fin xiiie-déb. xives. [ms.] caractère de conformité de la pensée d'un objet » Ronceveaux, ms. Châteauroux, éd. W. Foerster, XIII, 4, p. 11; d'où a 1872 vérité matérielle Viollet-Le-Duc, Archit., p. 247; b 1920 vérité formelle Théol. cath. t. 4, 1, p. 1200; 4. 1485-90 principe général considéré comme une entité pouvant être ou non personnifiée » Proverbes en rimes, éd. Gr. Frank et D. Miner, 895-896 Dame Loyauté dort Et Verité est morte; cf. 1639 la Vérité, cette fille timide Rotr.[ou], Antig., IV, 6 ds Littré; 5. 1remoit. xvies. Dieu considéré en tant que fondement de toute vérité » il [le Christ] est la Verité M. de Navarre, La Nativité de Jesus Christ, éd. F. E. Schnéegans, 492; 6. 1932 vérité ontologique Gilson, Esprit philos. médiév., p. 32. B. 1. a Ca 1165 caractère d'une chose conforme au réel, donnée comme telle, fidèlement rapportée ou à connaître » Benoît de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 18708 que la vérité n'en iert dite; b 1735 une vérité historique Lenglet du Fresnoy, Hist. justifiée, p. 289; 2. a 1165 ensemble des caractères, des traits, ou caractère essentiel qui définit un objet » la vérité de sa dolor Benoît de Ste-Maure, op. cit., 16497; b 1964 en appos. caméra-vérité Le Monde, 21 août ds Gilb. 1980; 3. ca 1500 ce qui est conforme au réel tel que nous le percevons » Philippe de Commynes, Mém., éd. J. Calmette, prol., t. 1, p. 1; cf. 1561 Que vérité s'assemble avec la fiction J. Grévin, César, III ds Théâtre compl., éd. L. Pinvert, p. 35; 4. 1669 caractère de ce qui est ou nous paraît conforme à la réalité, en particulier dans le domaine artistique » Molière, La Gloire du Val de Grâce, 101 ds Œuvres, éd. E. Despois et P. Mesnard, t. 9, p. 543 donner au sujet sa vérité; 1765 peint. Dider., Salon, Œuv., t. XIII, p. 3 et 4 ds Pougens ds Littré; 5. a 1687 sincérité, bonne foi d'une personne qui exprime avec sincérité ce qu'elle sent » d'où expression spontanée et fidèle de cette réalité » un air de vérité Racine, Lettre à Boileau, 24 mai ds Œuvres, éd. P. Mesnard, t. 6, p. 552; b 1761 p. ext. personne sincère qui parle sans détour et sans réticence » vous, la vérité même Marmontel, Cont. mor. Amit. à l'épr. ds Littré; 6. av. 1709 véracité d'une personne » St Simon d'apr. Lar. Lang. fr.; 7. 1939 caractère essentiel d'un être qui en constitue la valeur intrinsèque, en justifie l'existence » Saint-Exup., Terre hommes, p. 251 La vérité des gazelles est de goûter la peur. II. Loc adv. 1. de vérité 1174-80 en vérité » Chrétien de Troyes, Perceval, éd. F. Lecoy, 3754; 2. en vérité a ca 1274 d'une manière vraie; véritablement » dites en vérité Adenet le Roi, Berte, éd. A. Henry, 1105; b ca 1456-67 sert à renforcer une affirmation En vérité, monseigneur Cent Nouvelles Nouvelles, 96eNouvelle, éd. Fr. P. Sweetser, p. 541, ligne 63; c 1672 formule évangélique » En vérité, en vérité, je vous le dis Saci, Bible, Év. St Jean ds Littré; 3. à la vérité 1485 Myst. Vieux Testament, 37574, éd. J. de Rothschild, t. 5, p. 41; 4. dans la vérité 1671 Sévigné, op. cit., t. 1, p. 317. Empr. au lat. la vérité, le vrai, la réalité », dér. de verus vrai, véritable, réel » v. aussi vrai; une forme pop. verté est aussi att. du xiieau xives. Fréq. abs. littér. 20 075. Fréq. rel. littér. xixes. a 34 868, b 19 330; xxes. a 28 590, b 28 070. Bbg. Mortensen A. Th.. Sens et vérité à la lumière de la glossématique. Languages. Paris, 1967, no6, pp. 120-128. − Quem. DDL t. 38.
Peuton renoncer à la vérité ? 18 décembre 2018. Si on insiste tant sur l’exigence de vérité, c’est parce qu’elle est, simultanément, la condition pratique d’une vie partagée – se parlerait-on encore si tout ce que nous disons était erroné, ou mensonger ? – et la valeur selon laquelle . Lire la suite.
L'analyse du professeur Alain déclarait que le doute est le sel de l’esprit », en précisant que si croire est agréable », c’est pourtant une ivresse dont il faut se passer », sinon adieu à liberté, justice, paix ». L’implacable sentence qu’il prononce a ainsi de quoi faire frémir, mais le beauté de la formule ne peut cacher l’hésitation bien légitime de celui qui a une fois osé le doute. Descartes lui-même avouait, pour les mœurs, qu’il est besoin parfois de suivre des opinions qu’on sait fort incertaines ». Or les mœurs ne sont autres que les comportements des hommes, leurs actes, c’est-à-dire ce qui est justement la manifestation exemplaire de leurs libertés. Faut-il alors penser que le doute est une entrave à la liberté ? Faut-il à l’inverse supposer que le doute la permet ? L’épineuse question révèle sa portée dès l’instant où l’on prend la mesure de l’exigence dubitative. Il ne s’agit pas simplement en effet de mettre à distance son accord, de critiquer en surface un point de vue le doute est fondamentalement existentiel, puisqu’il touche au critère de la vérité, au fondement du juste, au sens même de la conviction nécessaire à toute pensée et toute action. Douter vraiment, c’est se retrouver seul au monde, sans certitude aucune. Si tout nous échappe, comment retrouver une assise, comme faire des choix, c’est-à-dire tout simplement être capable de peser le pour et le contre afin de décider sans entrave du comportement à tenir ce qui est le sens même de la liberté ? Nous nous attacherons d’abord à montrer que le doute est le résultat de la déstabilisation, et ne peut à cet égard être considéré comme une démarche positive. Nous en viendrons toutefois à saisir que l’aliénation apparente du doute produit une crise et un sursaut de la raison, qui se trouve alors en mesure de faire table rase de ses handicaps afin de poser les vraies questions du choix. Nous montrerons cependant et enfin que ce pouvoir du doute n’est pas dépouillé d’ambiguïté, puisqu’il conduit à une affirmation sans fin de soi, particulièrement risquée pour celui qui se soucie des conséquences de son action et des effets de sa liberté. ...
44Fairede la logique mathématique la référence de la vérité, faire d’un savoir bien particulier la référence à la vérité, c’est sans doute ce à quoi se réfère Lacan dans le passage sur le non-su de sa « Proposition » Cette « Proposition », il faut bien s’apercevoir qu’elle n’est pas sous le régime de la première distinction vérité/savoir. Elle n’est pas
Dans mon article précédent, je vous partageais ma conviction qu’il était nécessaire et vital d’apprendre à douter de tout pour avoir une chance de guérir. Non seulement pour éviter que les démarches au service de la santé et de la guérison deviennent des religions intégristes, mais surtout pour préserver le libre-arbitre du malade et pour respecter la complexité des processus naturels de guérison… Aujourd’hui, je vous invite à pousser encore plus loin notre apprentissage du doute pour questionner les fondements mêmes de la démarche scientifique. UNE THÉORIE SCIENTIFIQUE PEUT-ELLE ÊTRE VRAIE ? Avant de poser cette question fondamentale dans le domaine qui nous intéresse celui de la santé, faisons un bref détour par la physique, considérée comme l’archétype par excellence des sciences dites exactes ! La question devient alors Les théories de la physique peuvent-elles être vraies ? » À cette question, je réponds sans hésiter NON, elles ne le seront jamais ! Pourquoi ? À cause de ce qu’on appelle, en épistémologie, le réductionnisme scientifique ! Pour illustrer cette notion de réductionnisme, prenons un exemple bien connu des physiciens l’étude du mouvement d’un pendule simple. Je rappelle qu’un pendule, c’est une masse attachée à l’extrêmité d’un fil suspendu à un support fixe. Pour établir la loi d’oscillation des pendules, donc pour écrire l’équation qui décrit le mouvement du pendule sa vitesse, sa fréquence d’oscillation, l’accélération qu’il subit à chaque redescente, etc., les physiciens ont été obligés de réduire, de supprimer ou d’idéaliser 17 paramètres présents dans la réalité. En effet, pour pouvoir mettre sur papier une équation, ils ont dû supposer entre autres que la masse suspendue n’était pas un objet en trois dimensions, mais une masse concentrée en un point sans dimension ; que le fil était sans masse ; qu’il était inextensible ; qu’il était rectiligne ; qu’il n’y avait pas de frottement de l’air sur la masse suspendue ; qu’il n’y en avait pas plus sur le fil ; que l’attache du fil à son support ne présentait aucune résistance ; que le support ne pliait nullement sous le poids… Et j’en passe. Donc, pour énoncer cette loi très simple qui tient en une demi-ligne sur un cahier d’étudiant, les physiciens ont dû effectuer 17 simplifications ! En même temps, paradoxalement, quand on confronte les mesures réelles aux données calculées avec cette loi, on observe des convergences suffisamment proches pour pouvoir considérer cette formule comme satisfaisante, quoique fausse ! C’est cela qu’on appelle le réductionnisme scientifique. Pour pouvoir énoncer une théorie, quelle qu’elle soit, il est TOUJOURS nécessaire de sélectionner les faits, d’éliminer des facteurs pourtant présents, de retenir les seuls paramètres que l’on juge pertinents, de simplifier la réalité en l’idéalisant et de faire des moyennes statistiques. Sans le réductionnisme, aucun scientifique n’aurait jamais pu énoncer la moindre loi ! Même une des lois les plus célèbres de la physique E = mc2 n’est qu’une approximation de la réalité. Dans ce sens, on peut dire qu’aucune loi n’est vraie, puisqu’elle a été construite sur une idéalisation de la nature, et pas sur la nature elle-même ! On pourrait, dès lors, se poser les questions suivantes. Le réductionnisme est-il nécessaire et souhaitable ? La réponse est oui, sinon, aucune loi ne pourrait être énoncée ! Le réductionnisme est-il utile ? La réponse est oui car, grâce à ces lois, on peut préparer des actions et agir sur la nature. Le réductionnisme est-il dangereux ? La réponse est non, sauf si les scientifiques qui énoncent ou utilisent ces lois croient qu’il y a une équivalence entre la théorie et la réalité des faits ! QUAND LA SCIENCE DEVIENT-ELLE INTOLÉRANTE ET INTÉGRISTE ? Donc, comprenez-moi bien. Le problème ne vient pas tant du réductionnisme lui-même que de l’inconscience de ceux qui font la science ! Si un scientifique est inconscient de la relativité et de l’imprécision de toutes les lois avec lesquelles il travaille, il confond la carte avec le territoire représenté par cette carte. Et il tend alors à considérer la théorie comme La Vérité incontestable et indubitable, puique cette théorie se confond avec le Réel qui lui, ne peut être remis en doute. Du coup, il cherche à ce que les faits observés se plient à la théorie plutôt que de soumettre la théorie aux faits. En faisant cela, ce n’est plus de la science qu’il pratique, mais du scientisme. À ce propos, le philosophe Louis Jugnet écrivait fort justement Le scientisme, c’est […] l’impérialisme de la Science de laboratoire sur tous les domaines de la pensée et de la conscience de l’homme. » Une fois installé dans cette attitude rigide, il ne reste qu’un pas pour entrer dans l’intégrisme scientifique. Ce pas est franchi lorsqu’on rejette tous les faits nouveaux qui pourraient remettre en question la théorie, afin de préserver, coûte que coûte, l’orthodoxie scientifique ! LA SANTÉ HUMAINE PEUT-ELLE FAIRE L’OBJET D’ÉTUDES SCIENTIFIQUES ? Nous venons de voir que les sciences dites exactes ne sont pas si précises et exactes que cela. Alors, qu’en est-il lorsqu’on cherche à étudier l’être humain, dans toute sa complexité et dans toutes ses dimensions physiologique, psychologique, sociale, spirituelle, etc. ? Pour répondre à cette question, un nouveau retour vers la physique ne sera pas inutile ! Imaginez qu’on attache trois pendules ensemble. Le premier pendule est suspendu à un support fixe, le deuxième est suspendu à l’extrémité du premier et le troisième à l’extrémité du deuxième. Savez-vous que, dans ce cas, il devient non seulement impossible d’écrire l’équation du mouvement de cet ensemble pourtant simple, mais en plus l’évolution du système devient imprédictible ? Autrement dit, dès qu’un système devient trop complexe, aucune loi scientifique ne peut plus être énoncée ! Si on revient à l’être humain, et qu’on restreint pour l’instant notre étude à son seul corps physique, on comprend immédiatement qu’une description scientifique du fonctionnement du corps est strictement impossible ! Car le corps est composé de milliards de cellules, de centaines de tissus et d’organes, de milliers de substances physico-chimiques différentes… De plus, chaque organe influence le fonctionnement d’autres organes qui, à leur tour, rétroagissent sur cet organe ! C’est ce qu’on appelle, dans l’approche systémique, les boucles de rétroaction. Un exemple simple de boucle rétroactive, c’est le fonctionnement du chauffage central. La chaleur produite par la chaudière et transmise au radiateur influence le fonctionnement de la sonde du thermostat fixé au mur, par exemple. Lorsque la température désirée est atteinte, le thermostat rétroagit sur la chaudière en lui ordonnant de s’arrêter. Du coup, la température dans la pièce diminue, ce qui influence à nouveau le comportement du thermostat qui, à son tour, va commander à la chaudière de se remettre en route, et ainsi de suite… On retrouve les mêmes boucles de rétroaction à tous les niveaux du fonctionnement du corps humain. Ces boucles permettent au corps de maintenir ce que Claude Bernard appelait son homéostasie. L’intrication de ces nombreuses boucles confère au corps une telle complexité qu’il devient impossible d’en décrire le fonctionnement à l’aide des raisonnements simples et linéaires typiques à l’approche scientifique. Du coup, pour comprendre le corps humain dans son ensemble, il va être nécessaire de l’appréhender dans toute sa globalité et de renoncer à la mise en équation de son fonctionnement… Ici, comme ailleurs, la démarche scientifique réductrice et linéaire se révèle pauvre et inadaptée. Si en plus, on réintroduit dans la compréhension de la santé et de la maladie, les dimensions psychiques, émotionnelles, affectives, sociales, environnementales, spirituelles, qui ont toutes un impact sur notre équilibre physique, la démarche scientifique se retrouve dans l’impossibilité de traiter d’une quelconque manière les interactions à l’intérieur de et entre toutes ces sphères. Non seulement à cause de l’extrême complexité de l’être humain, mais aussi parce que la science ne peut travailler que sur des éléments observables et mesurables… LA MÉDECINE EST-ELLE SCIENTIFIQUE, FINALEMENT ? Malgré toutes les limites que je viens d’énoncer, la médecine officielle continue de vouloir se présenter comme scientifique. Probablement pour que tous les humains finissent par adhérer à sa vision, comme on adhère à une religion qui se veut universelle. La médecine prétend être scientifique, et pourtant elle ne l’est pas et ne pourra jamais l’être ! Car c’est un art, pas une science. Ceux qui prétendent le contraire tombent dans le piège du réductionnisme, du scientisme et/ou de l’intégrisme que j’ai définis plus haut. Leurs arguments pour défendre le statut scientifique de la médecine résistent très peu de temps à une analyse critique. Car le fait d’utiliser de plus en plus d’appareillages techniques et technologiques ne confère nullement à la médecine le statut de science ! De même que ce n’est pas parce que vous utilisez un GPS ou un téléphone intelligent que vous devenez, pour autant, un scientifique… Par ailleurs, fonder ses affirmations sur des statistiques ne transforme pas la médecine en une science. Je rappelle que pour qu’une affirmation devienne une loi scientifique, il faut que l’énoncé soit vérifié dans 100 % des cas. Or, en médecine, aucun énoncé ne se vérifie dans tous les cas… Enfin, la médecine se contente de décrire des phénomènes isolés les uns des autres en coupant systématiquement toutes les boucles rétroactives présentes dans le corps… C’est comme si on essayait de décrire le fonctionnement d’un thermostat de chauffage en n’étudiant que le lien entre la chaleur du radiateur et l’arrêt du thermostat, mais sans tenir compte du lien entre le thermostat et la chaudière ni du lien entre la chaudière et le radiateur. En linéarisant les boucles systémiques, on perd totalement la compréhension des phénomènes complexes. Pour toutes ces raisons, je vous invite à cultiver le doute à l’égard de toute démarche scientifique en général, et ainsi qu’à l’égard de la médecine officielle qui revendique un statut qu’elle ne possède même pas… En faisant cela, l’impérialisme de la pensée scientifique perdra un peu de terrain et de pouvoir, tandis que vous gagnerez en autonomie et en liberté ! LAISSEZ VOS COMMENTAIRES, VOS QUESTIONS, VOS TÉMOIGNAGES Mon vœu le plus cher, c’est que vous laissiez, sous cet article, des références de livres ou d’articles, des études, des enseignements qui viennent compléter, enrichir les propos tenus. Je vous invite aussi à partager les bénéfices que vous avez retirés de la lecture de ce texte. Pour que les autres visiteurs de ce blog soient nourris à leur tour, non seulement par mes écrits, mais aussi et surtout par vos apports. 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QuandChrist nous appelle à renoncer à nous-même, c’est dans une pleine dépendance à lui, en crucifiant activement la chair avec ses passions et ses désirs (voir Galates 5.19-21 ), afin que nous vivions par l’Esprit et que nous marchions selon lui ( Galates 5.25 ). Quand Christ nous appelle à renoncer à nous-même, ce n’est pas
Le doute pose un problème complémentaire Soit c’est un doute permanent dans ce cas on ne peut pas évoluer puisque l’on reste prisonnier de ses hésitations. Le doute doit supposer qu’il va être dépassé en effet puisqu’ suppose une prise de conscience, il suppose aussi la volonté de élue qui doute de dépasser ce stade pour s’engager dans la voie de la connaissance. Par conséquent, le d à l’homme de propre r. Hg Renoncer c’est abandon l’on s’était fixé e qu’il doit permettre endogène le but que Si rond suit le sujet initial, cela signifiera que le simple fait de douter implique de refuser, d’abandonner toute vérité et en conséquence le doute constituerai la fin, l’impossibilité de vouloir connaître en effet une connaissance ne peut être qualifiée de connaissance à partir du moment où elle est vraie, si elle ne l’est pas ce n’est pas une connaissance c’est une erreur voir une illusion.De plus, tous les sujets qui comportent la forme interrogative est-ce » signifie qu’une définition est donnée, est sous- entendue. Ainsi dans exige toi vie' » nées page ce suite, douter signifierai renoncer à la vérité. On a l’impression en lisant ce sujet que de termes sont contradictoires le doute et la vérité. Or, nous venons de dire que le doute est probablement constructif car il peut entraîner la volonté de vouloir se dépasser. La solution va être alors de définir la vérité pour savoir si cette contradiction est valide ou pas. Vérité jugement de la pensée humaine sur la réalité A heure actuelle, la vérité doit être définie comme un jugement humain sur la réalité. On devrait dire d’ailleurs un jugement de la pensée humaine Deux interprétations sont possibles Jugement humain = jugement de chacun = cela signifierai que la vérité est personnelle, d’où l’expression à chacun sa vérité cf.. Les Sceptiques. Cette interprétation n’ plus de sens car cela signifierai fascisante de plusieurs vérités sur un même problème, cela signifierai que toutes les idées se valent, cela signifierai aussi l’absence de dialogue je considère détenir la vérité sur un rubéole, tu considères détenir sur une vérité contradictoire sur le même problème, le dialogue n’est pas possible car toutes les idées se valent. On comprend donc que le concept de vérité signifie un jugement universel, un accord entre les hommes. Par exemple, les vérités mathématiques, scientifiques. Dans ce cas, le jugement sur la réalité est universel. On about it à ce jugement par des interrogations, par raisonnement, par démonstration, d’où la possibilité d 2 about it à ce jugement par des interrogations, par raisonnement, par démonstration, d’ou la possibilité d’un dialogue, d’un échange. On peut donc dire qu’en ce sens la vérité est relative, cade soumise aux lois de la pensée humaine car à l’évidence c’est bien la pensée humaine qui avec ses références, avec ses critères va pouvoir élaborer la vérité. Problématique Douter est-ce nécessairement renoncer à la vérité ? Est-elle une certitude absolue ? Douter est-ce refuser toute vérité ? évolution du terme vérité » La vérité Dans la philosophie de l’antiquité, il est fait souvent référence à la philosophie de PLANTON donc de ESCORTE. ESCORTE est considéré comme le père de la philosophie =recherche de la sagesse. Idée de ESCORTE est de montrer que le vrai se situe au-delà de l’apparence et qu’il est donc nécessaire tout individu qui veut trouver cette vérité de faire les efforts nécessaires afin de dépasser le stade de l’opinion pour peu à peu s’engager dans le voie de la connaissance et laisser apparaître la vérité. A l’époque de ESCORTE femme siècle av. C, la poil était considérée comme un savoir encyclopédique et elle était donc d’un niveau supérieur à toute autre forme de connaissance, y compris les maths. C’est POTAGÈRE qui a inventé le mot philosophie et beaucoup de mathématiciens. De époque préféraient se présenter comme philosophe plutôt que mathématiciens fa 3 mathématiciens. De épopée préféraient se présenter comme philosophe plutôt que mathématiciens afin d’acquérir une notoriété. Dès l’origine, on comprend donc l’importance de la recherche de cette vérité qui finalement permettrait à l’homme de devenir un sage. Une école philosophique opposée à celle de ESCORTE va poser un sérieux problème pour ce qui concerne la validité de cette vérité. AI s’agit des Sceptiques. Leur thèse est finalement simple selon eux quelque soit sa démarche, sa rigueur, sa Lomont, l’homme n’aura jamais la certitude d’avoir atteint un jugement vrai. Ils s’appuient sur une argumentation mettant en évidence une conclusion simple il faut suspendre son jugement. Selon eux, l’homme ne peut pas remonter à la cause première et par conséquent toute révolution de sa connaissance ne peut pas s’appuyer sur une base solide, c’est ainsi que devant un même problème plusieurs approches sont possibles, et chaque approche gêner une vérité. Ne pouvant pas choisir une vérité parmi les autres, le constat est simple l’homme ne pourra jamais connaître parce qu’une véritable connaissance n’est validée que si elle est vraie. Le problème soulevé par les Sceptiques va accompagner l’ensemble de la réflexion durant des siècles. Cependant, DESSERTES va réussir à montrer que les Sceptiques se sont trompés en utilisant une simple formule Je pense, donc je suis C’est le cogiter cartésien. Il montre 2 choses essentielles La vérité existe. En fée 4 cogiter cartésien. Il montre 2 choses essentielles La vérité existe. En effet, moi qui doute, moi qui pense, j’existe nécessairement les Sceptiques considéraient aussi que la vérité existe mais pensaient qu’elle était inaccessible à l’homme Cette vérité est accessible à l’homme. Il s’agit d’une vérité certaine donc indubitable. A partir de cette réflexion, DESSERTES va ouvrir la voie à la connaissance donc à la science et va élaborer la physique cartésienne. On voit donc que le concept de vérité va évoluer au cours de l’Histoire. Ainsi AKAN va considérer qu’il est nécessaire de répondre aux Sceptiques la conception contienne est une réponse aux Sceptiques. Il indique en effet que les Sceptiques posent un problème fondamental mais qu’en même temps les hommes ont néanmoins progresses dans leur connaissance de a nature et dans leur réflexion sur la valeur morale malgré leur incertitude de développer des jugements vrais. Avec DESSERTES, il y a passage de la notion de l’absolu à la notion du relativisée. Ainsi la vérité n’est plus une certitude absolue qui ne dépendrait pas du jugement humain mais la vérité devient relative c’est-à- dire un jugement de la pensée humaine sur la réalité. NABAB A propos des notions de certitude absolue et de relativisée. Si on considère la vérité en tant que telle, elle est évidemment une certitude dans la mesure où il serait absurde de croire qu’une rite serait plus ou moins vraie en effet une vérité qui n’est pas vraie n’en S de croire qu’une vérité serait plus ou moins vraie en effet une vérité qui n’est pas vraie n’en est pas une, c’est donc soit une erreur, soit un mensonge, soit une illusion. Étudions ce qu’il vient d’être dit et on va mieux comprendre la conception de AKAN. Ce n’est donc pas la vérité par elle- même qui pose problème mais c’est la capacité de la pensée humaine de développer ou pas un jugement vrai. Ce que AKAN veut dire ; est qu’il faut considérer que la vérité est bien un augmente et SI elle est relative ça ne signifie pas qu’elle soit peu près vraie » et si le mot relative » signifie soumise aux lois de la pensée humaine, ce que AKAN indique c’est que dans toutes les connaissances, donc dans leur validité pour qu’une connaissance soit valide, il faut qu’elle soit vraie, dans toutes les activités, ce qui est premier ce n’est pas l’objet de connaissance, ce n’est pas l’objet susceptible d’entraîner une activité mais c’est la conscience humaine, c’est elle qui est première. Elle dicte toutes les références, les conditions susceptibles de définir une connaissance vraie. En conséquence, ce qui pose problème ce n’est pas la vérité mais c’est le jugement qui dicte les conditions à la vérité humaine. Ces ainsi qu’une théorie qui était considérée comme vraie peut au cours des années ou des siècles non pas évoluée mais peut être remplacée par une autre théorie tout simplement parce que les hommes ont compris qu’ils s’étaient trompés. Intellectuellement, il f tout simplement parce que les hommes ont compris qu’ils s’étaient trompés. Intellectuellement, il faut affirmer l’idée suivante qui peut apparaître comme un paradoxe mais qui en réalité ne l’est pas ne théorie quelle qu’elle soit suppose un protocole précis, un ensemble de paramètres, une expérimentation et c’est ce protocole qui va établir les vérités, si bien que tout chercheur quel qu’il soit quelle que soit l’époque si il reproduit strictement le même protocole aboutira au même résultat. D’où le paradoxe apparent dans les années qui suivent, on peut s’apercevoir que cette théorie pose problème parce qu’il lui manque des paramètres, il sera donc nécessaire d’établir une autre théorie qui s’appuiera sur un autre protocole, de nouvelles expériences, une nouvelle expérimentation. Et cette deuxième théorie définira ses propres vérités. Intellectuellement et logiquement, on ne peut pas dire que la deuxième théorie vient confirmer ou affirmer la première parce qu’il ne s’agit pas de la même théorie, d’où le relativisée poussé à son maximum la vérité est strictement liée à un système, elle est relative à ce système et ne peut donc pas être transférée vers un autre système car cela n’aurait aucun sens. C’est une des réflexions majeures que l’on peut développé à partir non pas seulement du relativisée de AKAN mais à partir de la relativité d’linteau. C’est pour cela d’ailleurs que les mathématiques sont déclarées comme science exacte parce qu’elles définissent d’ailleurs que les mathématiques sont déclarées comme science exacte parce qu’elles définissent elles-mêmes leur propre système on comprend donc l’intégration en maths des statistiques voire des probabilités mais aussi du signe environ égal. Tout ceci montre la difficulté de la pensée humaine élaborer une vérité en tant que certitude absolue. Le relativisée de AKAN pose en réalité un problème dans la mesure où AKAN lui-même garde la notion de vérité absolue est-à-dire de vérité qui ne dépendrait pas du jugement humain. Il parle ainsi d’objet absolu il appelle ça le nommée. Ce nommée peut être défini comme l’objet tel qu’il est indépendamment de tout jugement. C’est BACHELIER qui va en application de la théorie de la relativité, pousser le relativisée à son extrême l’objet étudié par la science n’est pas Indépendant de la science mais c’est l’objet scientifique tel qu’il est analysé, expérimenté par l’esprit scientifique lui-même. En ce sens, ce qui est premier ce n’est pas l’objet, dans la mesure où la science se contenterait d’aller vers ui mais c’est la science elle-même, ses lois, ses investigations et c’est elle qui construit l’objet scientifique. D’où la célèbre formule de BACHELIER Rien n’est donné, tout se construit… Lorsque l’esprit scientifique veut connaître il est déjà très vieux parce qu’il a l’âge de ses préjugés ». Si l’on veut maintenant répondre au sujet initial Douter est-ce renoncer à la vérité, il faudra donc 8 maintenant répondre au sujet initial Douter est-ce renoncer à la vérité, il faudra donc A partir des premières analyses donc de la prolétarisation élaborer une problématique qui pourrait être douter est-ce nécessairement renoncer toute vérité ? ou Douter est-ce refuse la vérité ? La vérité est-elle une certitude ? Ha, Le doute est-il nécessairement négatif ? A partir de cette problématique, élaborer un plan soit progressif, soit dialectique Trouver les arguments et surtout les intégrer dans telle ou telle partie du plan où trouver ces arguments ? pour ce sujet, il est donc question de relire tout ce qui a été dit afin de puiser les idées qui serviront d’arguments -les Sceptiques, DISCRÈTES, AKAN- et surtout d’être n mesure d’abord de les classer et de les développer.
Էсемεвуቼ խрኽ
Ыхቾсвацա роጪаժ уժоሽυтвօ
Renoncerà une vérité ontologique est ce qui garantit la conscience heureuse de l’ataraxie. Mais à un niveau supérieur toute expression mentale de la vérité n’a qu’une valeur relative car nous sommes au sein d’une réalité en constante évolution.
Constater que la vérité change avec le temps doit-il incliner au scepticisme ? Constater que la vérité change avec le temps, c’est admettre en même temps que la vérité n’est pas, par essence, définitive. Elle évolue, elle se transforme. Ce que nous admettons pour vrai dans un temps donné, à une époque donnée, n’est plus considéré comme vrai à l’époque suivante. En général, nous appréhendons la vérité d’un point de vue chronologique la vérité progresse parce que nos connaissances augmentent, s’enrichissent. C’est par conséquent ce qui explique qu’une vérité puisse devenir fausse » elle se trouve en quelque sorte dépassée » par des vérités nouvelles. Par exemple, la physique d’Einstein, au centre de laquelle se trouve la théorie de la relativité, annule » la physique de Newton ; à son tour la physique quantique, basée elle aussi sur la relativité, tout en tentant de la dépasser, annule » certaines données propres à la théorie de la si une vérité ne peut être définitivement être considérée comme vraie, doit-on pour autant admettre qu’il n’existe pas de vérités, comme l’affirme, globalement, le courant sceptique ? Doit-on ainsi, par principe, douter de tout ?Si l’attitude sceptique consiste à affirmer, entre autre, que nous ne pouvons jamais être certain d’avoir atteint la vérité, puisqu’elle change avec le temps, doit-on cependant en déduire que la vérité n’existe pas ?1. La vérité est en perpétuel changementa. "On ne se baigne jamais dans le même fleuve" HéracliteSi la vérité ne peut être établie de façon durable, c’est parce que le monde se modifie sans cesse. On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve », dit Héraclite ~576-480 Cette affirmation selon laquelle rien n’est stable, principalement au sein de la nature, fait d’Héraclite le père du courant relativiste. Nous ne pouvons jamais être assurés de Héraclite on oppose, traditionnellement dans l’histoire de la philosophie, Parménide ~540-450 qui affirme au contraire que le monde est immuable et permanent. Parméniderécuse le changement soit l’être est, soit l’être n’est pas. L’existence et la non-existence des choses ne peuvent tenir Le doute sceptique de MontaigneMontaigne 1533-1592 dira que le monde est une branloire pérenne » le monde branle », se meut éternellement. Nous ne pouvons prendre pied. L’âme humaine, en outre, est à l’image de la nature Si mon âme pouvait prendre pied, je ne m’essaierais pas, je me résoudrais ; elle est toujours en apprentissage et en épreuve » Essais, III, II.On ne peut toutefois se résoudre à faire de Montaigne un sceptique absolu croire que les vérités sont établies, c’est commettre une erreur. Paradoxalement, en effet, si Montaigne se méfie des vérités, c’est parce qu’il craint l’erreur. Nous n’avons pas la clé du monde, et penser que l’on peut s’en emparer est, finalement, aberrant. La pensée de Montaigne ne pourrait donc être résumée au célèbre que sais-je ? ». Merleau-Ponty va jusqu’à affirmer, dans une préface aux Essais Gallimard, 1960, que si Montaigne multiplie les contrastes et les contradictions, c’est que la vérité l’exige ».2. Douter ce n'est pas renoncer à la véritéa. Le doute comme instrument de la sagesseIl est parfois nécessaire de douter pour que certaines vérités s’établissent. Si le doute sceptique est l’équivalent de l’épochè des Grecs, c’est-à-dire équivalent à la suspension du jugement », qui traduit le terme d’épochè, c’est parce que la vérité est trop difficile à trouver pour que nous puissions y souscrire précipitamment. Le sage est, par conséquent, celui qui s’abstient de juger trop philosophe écossais David Hume 1711-1776 est lui aussi, comme Montaigne, considéré comme un penseur sceptique », mais son scepticisme est jugé plus modéré » », dans la mesure où Hume critique davantage la croyance et les habitudes, qui nous font penser que telle ou telle chose est vraie, que la possibilité d’atteindre la vérité Le doute méthodique de DescartesAu doute sceptique on oppose le doute méthodique, point de départ de la philosophie de Descartes 1591-1650. Le doute devient, avec Descartes, à la fois un processus et une méthode, grâce auxquels on pourra parvenir à la vérité. A l’origine de ce doute, la conviction qui anime Descartes, selon laquelle les vérités de son temps sont fausses Il y a déjà quelque temps que je me suis aperçu que, dès mes premières années, j’avais reçu quantité de fausses opinions pour véritables, et que ce que j’ai depuis fondé sur des principes si mal assurés, ne pouvait être que fort douteux et incertain ; de façon qu’il me fallait entreprendre sérieusement une fois en ma vie de me défaire de toutes les opinions que j’avais reçues jusques alors en ma créance, et commencer tout de nouveau dès les fondements, si je voulais établir quelque chose de ferme et de constant dans les sciences » Méditations métaphysiques, 1641, Première Méditation. On comprend ainsi que la vérité ne pourra être établie que lorsque les prétendues vérités de son temps auront été détruites ; il faut donc établir une méthode, c’est-à-dire procéder avec ordre et de manière rigoureuse, afin que ces vérités puissent être analysées et déconstruites ». Le processus mis en œuvre est celui d’un doute radical », dans la mesure où il faut douter même de ce qui n’est que vraisemblable ». C’est pourquoi ce doute radical » est dit hyperbolique », c’est-à-dire exagéré ; d’où l’hypothèse, proposée par Descartes, d’un malin génie », qui serait là pour lui montrer que tout est faux Je supposerai donc qu'il y a, non point un vrai Dieu, qui est la souveraine source de vérité, mais un certain mauvais génie, non moins rusé et trompeur que puissant qui a employé toute son industrie à me tromper. Je penserai que le ciel, l'air, la terre, les couleurs, les figures, les sons et toutes les choses extérieures que nous voyons, ne sont que des illusions et tromperies, dont il se sert pour surprendre ma crédulité. Je me considérerai moi-même comme n'ayant point de mains, point d'yeux, point de chair, point de sang, comme n'ayant aucun sens, mais croyant faussement avoir toutes ces choses » Méditations métaphysiques, Première méditation. Ainsi, les vérités pourront être établies, de façon certaine. Descartes ne doute pas de l’existence de ces L'approche poppérienne de la vérité comme chantier perpétuela. La vérité est toujours en sursis Karl PopperLe statut épistémologique de la vérité change, au 20ème siècle, avec notamment la contribution de Karl Popper 1902-1994, qui pose la question suivante À quelle condition la vérité est-elle scientifique ? ». Nous avons en effet l’habitude de supposer qu’une vérité est scientifique lorsqu’elle est universelle, et immuable. Elle ne peut pas, à ce titre, changer avec le temps », sans quoi elle se discrédite, précisément, en tant que vérité. Or, Popperestime qu'une vérité scientifique est potentiellement falsifiable et qu'on peut donc en tirer de fausses prédictions. Un énoncé scientifique qui est valide est un énoncé qui est en fait actuellement non falsifié. Pour Popper, une réfutation réussie prouve l’invalidité d’une thèse, sans réserve. En revanche, une thèse qui a surmonté une tentative de réfutation est une thèse non prouvée fausse mais pas positivement établie. La proposition scientifique est par nature révocable, c’est-à-dire sujettes à révision car rien n’interdit jamais de penser qu’une falsification ultérieure est possible. C’est pour cette raison qu’un énoncé scientifique non prouvé faux est appelé vérisimilaire ce qui ne veut pas dire vraisemblable » mais dont la réfutation est actuellement hors de notre portée ».Une théorie est scientifique, donc, si elle reste ouverte » ; en demeurant ouverte à l’expérimentation, à la testabilité, elle est susceptible d’évoluer. Les progrès, ainsi, sont infinis la vérité est une sorte de chantier permanent, une vérité est toujours en sursis. Selon le même raisonnement, les théories fermées » - c’est-à-dire les théories qui se considèrent, du point de vue de leur validité, comme définitives - ne sont pas scientifiques, puisqu’elles ne peuvent pas être testées, et ne sont donc pas susceptibles d’être Les exemples poppériens de la psychanalyse et du marxismePopper donne l’exemple de la psychanalyse et du marxisme, disciplines qui en leur temps, prétendaient à accéder au statut de sciences exactes ». Elles ne sont pas des sciences exactes, explique Popper, dans la mesure où il est impossible de remettre en cause des principes, établis par elles, de manière définitive. Les marxistes ne voudront ainsi jamais renoncer à la théorie de la dictature du prolétariat, de même que les freudiens n’accepteront pas de contester le bien-fondé de la structure de l’inconscient chez Freud. Ces deux types de théories sont donc fermées », parce que non critiquables, et à ce titre ne peuvent être qualifiées, aux yeux de Popper, de scientifiques ».Une vérité, si elle est scientifique, doit pouvoir évoluer avec le temps. Une vérité qui ne serait pas définitive n’en est pas moins une vérité, bien au contraire pour parvenir à la vérité, on commet nécessairement des erreurs. L’erreur fait, à ce titre, partie de la est assez facile de comprendre qu’une vérité puisse changer avec le temps, dans le domaine des sciences humaines, alors que nous l’admettons plus difficilement dans celui des sciences exactes, même si Popper a montré que nous devions changer d’état d’esprit vis-à-vis du critère de la vérité en avons appris à nous méfier du dogmatisme, et des certitudes absolues sur lesquelles se fonde toute attitude dogmatique. Nous sommes davantage enclins, aujourd’hui, à penser que les vérités dépendent des époques, des mœurs, des cultures, voire de l’histoire personnelle d’un individu à chacun sa vérité, en doute cette attitude, davantage relativiste que sceptique à proprement parler, nous préserve-t-elle des erreurs commises par ceux qui étaient certains de posséder la que soit le domaine considéré – sciences exactes ou sciences humaines – nous avons gagné cette certitude une vérité scientifique n’est pas forcément absolue ; de la même manière, certaines vérités dans le domaine moral, par définition non scientifique, peuvent être considérées comme absolues.
douterest ce renoncer à la verité ?Se définit d'une manière classique comme l'accord de la pensée (perception, jugement) avec le réel. = un caractère de notre connaissance et non de ce qui existe (le réel)
... au plan pratique. Selon le hors-série du Parisien, page 15, la terrasse se présenterait comme suit Schéma clair et relativement bien étudié. Malheureusement, le tout est imaginé, et idéalisé, sur la base de la version officielle au final seul l’emplacement du palmier est à peu près conforme au réel. L’escalier compte trop de marches, 12 au lieu de 8, ce qui donne l’impression d’une terrasse haute de 1,80 mètre au lieu des 1,20 mètre au point le plus haut. Ce même escalier est placé complètement à droite, le long du mur mitoyen, ce qui permet d’imaginer un grand espace à gauche de cet escalier, pouvant accueillir les deux fosses. Malgré cette disposition imaginaire, l’auteur du schéma a dû faire déborder la fosse de gauche hors de l’abri que constitue la terrasse. Laissant ainsi supposer que l'auteur – ou mieux, les auteurs – de cette fosse aient commencé à creuser à ciel ouvert – ce qui permet d’éluder la difficulté de se servir d’outils à manche long, pseudo-pièces à conviction, sous une terrasse haute de 1,20m au plus. Autre distorsion, la porte de la cave, et son accès encadré de deux murets de maçonnerie, ont été omis sur le schéma. Porte et accès qui réduisent d’autant la surface disponible pour creuser les fosses et compliquent leur réalisation. Dans la réalité, les espaces sous la terrasse se présentent comme suit Côté gauche Côté droit Les dimensions des fosses comblées sur les photos étaient, selon le dossier A gauche, 1,20m de longueur, 0,80m de largeur, et 0,50m de profondeur. Cette fosse est totalement recouverte par la terrasse. Elle n’est pas perpendiculaire, mais parallèle au mur de façade de la maison. A droite, 2,30m de longueur, 0,95m de largeur, 0,90m de profondeur. Cette fosse a été réalisée dans l’étroit boyau, large de seulement 1 mètre, qui sépare le mur de façade de celui de soutènement de l’escalier extérieur. Le second schéma de la page 15 du hors-série, censé représenter la fosse de droite, ainsi que les dimensions avancées, sont inexacts. Le volume correspondant de terre retiré des fosses, depuis le niveau du sol, est donc de 0,48 m³ à gauche ; et de 1,97 m³ à droite. Soit environ 2,5 m³ au total. Ce volume ne tient pas compte des tas de terre et de gravats présents sous la terrasse au moment du départ de Xavier. PS inutile de s'occuper du portique et de la pirogue qui resteront là ni des gravats et autres bazars entassés sous la terrasse, au fond du jardin et dans la cave c'était là quand nous sommes arrivés ici. » N'apparaissent pas sur les photos, prises en mars 2012, tous les objets entreposés sous cette terrasse à longueur d'année, et présents au moment du départ barbecue, échelle, vieilles étagères, matériel de jardin et de vacances, etc... x x x En parcourant la chronologie il devient très difficile de trouver le temps libre pour effectuer ce gros travail de déblaiement et d'excavation, très invraisemblable pour un homme seul *. A fortiori lorsque l'on sait les problèmes de disque intervertébral aux lombaires et de péri-arthrite à l'épaule dont souffrait Xavier. Par ailleurs, connaissant très bien Xavier, puis ayant eu accès à l'ensemble de ses nombreuses communications au cours de la semaine du 3 au 10 avril, et nous retrouvant placés de facto au coeur de son propre angle de vue, il est manifeste que son état d'esprit du moment est totalement incompatible avec celui qui lui est attribué artificiellement. Il est complètement égal à lui-même, et préoccupé de ses proches et amis. Ce qui est corroboré par l'ensemble des témoignages des personnes qui l'ont rencontré, ou qui ont eu un quelconque contact avec lui sur cette période de fin mars à mi-avril 2011. x x x Et si nous étions dans le vrai ? Et si Xavier était parti avec tous les siens en urgence, comme ils l'expliquent dans leur lettre de départ ? Et si tous les oiseaux s'étaient envolés du nid à temps ? Et si ces fosses avaient été creusées après le 10 avril ? Qui nous empêche de raisonner ainsi ? D'autant plus qu'à ce jour nous n'avons strictement aucune preuve du contraire. Et si l'affaire de Nantes était une vaste supercherie... * Commentaire très pertinent de "Zounil" au sujet des photos et de la difficulté de creuser les fosses, indiqué par un ami, sur le forum de France 2 "Non élucidé" Dupont de Ligonnès Trés intéressant ; cela a dû représenter un travail considérable, d'autant qu'il a été très très bien fait. La Police va se retirer sans n'avoir rien remarqué; une policière qui se trouve alors dans le jardin, remarque une grande planche en agglo placée sous la terrasse ; elle sert de fond de niche aux chiens ; quelque chose l'intrigue la gamelle des chiens se trouve sous la planche et pas dessus; elle soulève la planche, d'où la suite. Pour avoir fait ce genre de travail dans mon jardin, je sais que pour le faire sans trace, il faut mettre une bâche pour recevoir la terre, et éviter qu'elle ne laisse par terre, des traces impossibles à enlever ; il n'y en a pas, sinon la Police les aurait remarquées surtout en regardant le jardin, du haut de la terrasse. Il y a eu trop de terre, sans doute un mètre cube au moins, soit prés d'une tonne; elle a du être enlevée, et jetée à l'extérieur ; c'est un travail colossal ; je le sais aussi pour l'avoir fait. Cette photo se trouve dans un post du blog de la soeur Christine de XDDL ; elle relève qu'il y a là un sérieux problème d'autant que son frère a mal au dos et à l'épaule; compte tenu de la hauteur de la terrasse 1m20 il a dû travailler à genoux, sans outils à manche long comme des pioches ou des pelles; il a en tout remué deux mètres cubes et demi de terre, soit plus de deux tonnes et demie; il a dû les sortir, puis les remettre en place ou aller les jeter dehors ; ça fait cinq tonnes au moins ! Sérieuse question en effet totalement occultée par les medias. Merci de nous l'avoir communiqué. » Merci pour cette réflexion. Ch. et B. Autre témoignage, tout aussi pertinent, et dont nous remercions chaleureusement l'auteur [...] Peut être auriez vous l'occasion de mentionner ma remarque je lis souvent le blog. Ayant déjà eu à creuser une fosse chez moi fosse de mécanicien il y a 10 ans avec une pelle articulée type armée il y a un truc qui est sûr - on a mal au dos - on sort des quantités énormes de terre qui se décompacte à la longue ça fait un gros volume - on finit à genoux cassé par la fatigue A l’époque j'avais un palan dans mon garage et avec la fatigue j'oubliais et donc je m'y cognais la tête systématiquement. Aie ! Tout ça pour dire que sous la terrasse j'aurais regardé les traces sur le béton sous l'hourdis pour voir si un cheveu ou des traces de pelle ne s'y sont pas logés... Ensuite celui qui a creusé a dû avoir du cal et des ampoules aux mains donc a dû utiliser du sparadrap, et s'il a fait ça la nuit une baladeuse donc voir des traces de doigts sur une prise à proximité... Cordialement. Eric. » Côté droit Côté gauche mis à jour le 22 avril 2013